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houseofgeeks
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Un regard passionné sur la contre-culture (cinéma, comics,séries), sans concession et avec réflexion
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20.08.2007
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19.04.2008
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HALLOWEEN : version salles VS workprint !

Posté le 08.11.2007 par houseofgeeks
Alors que le remake du chef d’œuvre de John Carpenter sortait à peine en salles, que circulait depuis quelques semaines sur le net une version workprint.
A l’inverse de la copie de travail de Hostel II largement téléchargée et qui n’était pas la version définitive puisqu’il manquait des plans à effets spéciaux et la bande sonore (sans compter un montage différent !), la copie de travail du film de Rob Zombie est bien finalisée, ne manque que le générique de fin. En fait, on parle bel et bien d’une véritable version alternative.
Ce qui aura mis le feu aux poudres de nombreux fans (ou geeks) criant au remontage des Weinstein bros et accablant Zombie d’avoir vendu son âme au diable (autrement dit avoir trop concédé de terrain à ses financiers !).
Mais le comparatif des deux versions apporte un cruel démenti et traduit les problèmes de rythme rencontré par Zombie dans le processus de finalisation. Des problèmes presque définitivement réglés avec la version salles.

Qu’est-ce qui change ? Dans le workprint, la première partie relatant de l’enfance de Michael, la scène du petit déj’ est légèrement rallongée pour laisser au beau-père (joué par William Forsythe) le temps de faire une allusion sur des attouchements pratiqués sur sa belle-fille.
Lors de son internement, le rôle du docteur Loomis est plus prégnant de même que celui du directeur du Sanatorium (cette vieille trogne de Udo Kier) prend plus d’importance puisque sont présentes les scènes le concernant (dans la version salle, il n’apparaissait qu’au moment de la constatation de la fuite du monstre). A contrario, le rôle de Danny Trejo est amoindri et la scène fondamentale où Myers l’élimine n’apparaît plus. Fondamentale car le concierge joué par Tréjo était le dernier point d’ancrage de Myers avec une certaine forme d’amitié et de loyauté. D’humanité en somme.
La grosse différence se porte sur l’évasion de Myers. Dans la version salles, il démastique la gueule des gardes chargés de le transférer. Ce qui donnait l’occasion de constituer la garde rapprochée de Myers par les interprètes de « The devil’s rejects » Clin d’œil assez réjouissant bien que la scène soit assez confuse. Dans le workprint, c’est beaucoup plus malsain puisque c’est lors du viol perpétré sur une des internées par 2 infirmiers dans l’antre de Michael qui lui donne l’occasion de prendre la tangente.
Bilan, l’idéal aurait été de conserver la 1ère partie du workprint agrémenté des séquences liées au personnage de Dany Trejo.

Vient la partie remake de l’original proprement dite. Quelques changements infimes (ajouts de certains plans), modification de l’agencement de séquences. Le meurtre du père adoptif de Laurie Strode est moins surprenant (il voit Myers s’avancer et s’en amuser : eh, c’est le soir d’Halloween). Surtout, l’action et la narration sont plus hachées. Cela augmente sans doute la brutalité des meurtres mais amoindri du coup l’atmosphère délétère bien plus prononcée dans la version salles.
Différence majeure : la fin de Myers. Trop rapide et classique dans le workprint, alors que la version salles est empreinte d’un véritable sentiment de danger et de malaise. Ainsi, dans la copie de travail disparaît la poursuite frère/sœur à travers les méandres de la bâtisse familiale en ruines.
Surtout, la fin de la version salles est un joyau de noirceur et de désespoir mêlés.
Verdict : La 2ème partie développée et distribuée en salles l’emporte haut la main.

Qu’en retenir ? Que l’idéal aurait été de mixer la 1ère partie de l’un avec la seconde de l’autre et saupoudrer le tout de plans et séquences absentes de la version « officielle ».
Mais en l’état, la version sorti le 10 octobre est digne d’éloges et contre toute attente apporte à l’original. Mieux, elle est son parfait (ou presque, donc) complément.

Reste l’espoir de voir les deux versions figurer sur le dvd à venir ? Aucune chance, le workprint ayant été vu ou téléchargé par les fans d’horreur de la terre entière, le dvd se cantonnera à la version « officielle ».
Mais peu importe, je le dis et le répète la version telle que sortie sur les écrans est vraiment LA vision de Rob Zombie du mythe.
Parce que ce qui frappe en voyant les deux versions, leurs montages divergents font que l'on assiste vraiment à deux films différents.
On peut même avancer que le workprint se focalise in fine autour du docteur Loomis (voir ses nombreuses scènes absentes par la suite et surtout la fin) alors que la version salles fait de Myers son vériable pivot, à la fois moteur de l'intrigue et agent de sa propre déconstruction.

Alors arrêtons de pinailler et sachons apprécier à sa juste valeur un tel sommet de réalisation aussi viscérale que salutaire dans une industrie toujours plus javellisée et préoccupée par son compte en banque.

Grand Esprit Malade

Posté le 08.11.2007 par houseofgeeks
Takashi Miike, l'homme qui tourne plus vite que son ombre a encore frappé.
Mondialement connu pour ses délires pélicullés (en vrac Audition, Visitor Q, Ichi the killer, triolgie Dead or alive, Gozu, Yokaï Daïsenso...) et pas assez reconnu pour ses réels talents d'auteur à part entière, Miike soffre un hommage au western spaghetti ! Carrément.
Le titre de cette folie douce : Sukiyaki western django.
Sachant que Sukiyaki signifie "fondue japonaise" on peut s'attendre à un film foutraque regorgeant de références en tous genres. Tout un programme.

oh, et un des plus grand geek au monde fait partie du casting. Je parle bien sûr de Quentin tarantino !!

Pas de sortie française prévue. Et vu les états de services du bonhomme cela reste fortement improbable.
Encore que l'aura dont bénéficie Tarantino peut lui ouvrir quelques portes.
Ceci dit, j'espère que son accueil plutôt mitigé à la dernière mostra de Venise, n'aura pas complètement hypothéqué ses chances d'être distribué (sur plus de 10 écrans !).


Image ou texte alternatif

Après la nouvelle chair, un nouveau Cronenberg

Posté le 08.11.2007 par houseofgeeks
On le pensait fini, incapable de se renouveler, répétant et les vidant de toute substance les même thèmes et motifs au point de devenir d’une vacuité insondable.
Non, Cronenberg est toujours là. Plus tout à fait le même. Il a évolué. Comme ce qu’il montrait dans ses essais sur la nouvelle chair. Cette mutation n’a pu se départir d’une certaine douleur. De l’intéressé mais aussi et surtout des spectateurs et fans de son œuvre qui restaient pour le moins dubitatif devant la tambouille post vidédrome et post matrix d’ « Existenz » (bien que conservant certaines fulgurances sur les niveaux d’imbrication de réalité, notamment) et le pensum prétentieux « Spider » recyclant une imagerie psychiatrique des plus simpliste.
Cronenberg est un auteur à part entière. Ses œuvres pour le moins viscérales et radicales l’ont cantonné à la confidentialité d’un cinéma d’horreur pas encore en odeur de sainteté parmi l’establishment. Comprenez pas assez rentable et par trop répulsif. A partir du moment où il a acquis une aura de respectabilité, à partir de « Crash » pourtant polémique mais lui ayant ouvert le palais des festivals cannois, il n’aura eu de cesse de satisfaire à tout prix ses thuriféraires. En voulant s’affranchir des codes du genre, Cronenberg tourne à vide préférant se regarder le nombril. Car c’est en les respectant, en les étreignant que l’on peut se montrer subversif et transgressif. Soit l’essence même d’un cinéma de genre qui en plus de donner des émotions fortes à quelque chose à dire.
Et alors qu’un David Lynch s’enfonce de plus en plus profondément dans une démarche quasiment autiste, Cronenberg est parvenu à sortir de cette spirale infernale avant qu’il ne soit trop tard.
La rédemption commence, et c’est un sacré clin d’œil, avec le magnifique « A history of violence », soit la quasi rédemption du personnage principal (bien que parler d’acceptation du « mal » serait plus juste). Alors qu’il se prédestinait à dépeindre l’Histoire de la violence, enfin redevenu humble il préféra s’attarder sur une histoire, une vie parmi d’autres. Celle de Tom Stahl (Viggo Mortensen), père de famille tranquille tenant un coffe-shop dans une bourgade reculée qui, confronté au danger, se découvre une capacité presque surnaturelle à dézinguer son prochain. Ainsi, utilisant les codes du film noir, du polar il peut digresser sur le refoulé, la part d’ombre présente en chacun et qui ici est matérialisé par le personnage de Ed Harris, absolument terrifiant, sur la contamination de la violence, comment elle affecte le corps physique mais également familial et celui de la communauté.
Et oui, il est toujours obsédé par les transformations du corps mais cette fois-ci au niveau comportemental et plus exclusivement les mutations physiques.
Ici, la violence se fait brute et sèche - les quelques débordements sanglants pour rappeler les dégâts qu’elle engendre - et contamine les rapports humains. Familiaux, amitié et conjugaux.
Un grand film un peu plombé par le dernier acte mais dont la séquence finale du repas familial relève le niveau à elle seule. Ou comment de simples échanges de regards et des gestes simples (poser une assiette) parviennent à faire culminer l’émotion.

La nouvelle et passionnante carrière de Cronenberg se poursuit avec le grandiose « Eastern promises » ou « les promesses de l’ombre », titre français pour une fois d’une beauté et poésie rare.
Une sage-femme (Naomi Watts) aide une jeune immigrée russe de 14 ans a accoucher. Elle sauve le bébé mais pas la jeune femme. Ne reste que le journal intime de cette dernière, écrit en cyrillique. Voulant retrouver sa famille, elle demande à son oncle de lui traduire. Mais ses pérégrinations l’entraînent dans le milieu de la mafia russe londonienne.. Sa rencontre avec le chauffeur de Kirill (Vincent Cassel), fils du parrain local va bouleverser sa vie. Ce Nikolaï (Viggo Mortensen) prendra une place prépondérante dans son existence comme dans l’organisation dirigée par Semyun (Armin Mueller-Stahl génial)
Ce film peut être considéré comme une préquelle au précédent, ou tout du moins une alternative au chemin emprunté par Viggo Mortensen. Ce n’est pas un hasard si Cronenberg poursuit leur collaboration.
Un film qui agit moins comme un miroir déformant à « History of violence » que comme son négatif. Après la mise à l’épreuve par la violence de la famille traditionnelle, cette fois-ci on se retrouve à scruter comment une famille mafieuse va se décomposer.La structure même du récit demeurant presque identique et chacun débutant par une mise à mort qui conditionnera le reste du métrage.
Là encore, Cronenberg joue parfaitement la partition du genre abordé, à savoir l’observation du fonctionnement et les interactions d’un clan mafieux. Récit et réalisation classiques et classieuse, les caractères sont typés et à la limite stéréotypés, pourtant une menace sourde et une atmosphère déliquescente se font ressentir. Trafic, meurtres commandités, prostitution, esclavagisme sexuel ne sont là que pour le décorum. Ce qui fascine et intéresse le réalisateur est le parcours, la transformation de cet homme à tout faire. Son langage corporel invalidant constamment le rôle qu’il joue ou qu’on veut lui faire jouer. Car comment expliquer que Anna la sage-femme soit intimement convaincu qu’il est incapable de tuer de sang-froid ?
Les mafieux russes ont leur vie tatouée sur la peau. Et s’ils disent beaucoup, ils ne disent pas tout.
Scène sublime que celle voyant l’intronisation de Nikolaï au sein du clan. Il se présente face aux 5 patriarches presque nu, laissant sa peau parler pour lui. A la fois symbole et signe d’appartenance ces tatouages, qu’ils soient le signe d’une hérédité ou qu’ils soient acquis par mérite stigmatisent des douleurs, des fêlures bien plus profondes. Comment face à une telle transformation corporelle garder son intégrité non plus physique mais bien morale ? Dorénavant, Cronenberg s’interroge sur les conséquences mentales d’un corps physique changeant et non plus sur les conséquences physiques produites par des dérèglements psychiques.
Et la confrontation dans les bains –douches, d’une beauté infinie et d’une âpreté extrême dans sa violence, cristallise merveilleusement ses doutes et ses choix moraux.
« A history of violence » se terminait sur une séquence sans parole, la famille réunie autour de cet homme ayant accepté sa part d’ombre. Cette fois-ci, le personnage de Viggo Mortensen est également à une table mais seul. Le tout bercé par un monologue en voix-off d’un passage du journal intime dissertant sur les promesses d’un monde merveilleux hors de Russie, appuyant tragiquement que finalement, il s’enfonce dans l’ombre.

C’est beau de voir un cinéaste faire peau neuve.

2008 : L'année du cinéma de genre français ?

Posté le 07.11.2007 par houseofgeeks
Décidemment, cette fin d'année et l'année à venir vont être sacrément animées par le cinéma de genre français. Enfin !
Alors que le désespoir guettait quand on a vu l'exode massif de grands réalisateurs vers les états-unis (Aja, Kassowitz, Siri...) on se prend en pleine gueule le choc "A l'intérieur" du magic duo Julien Maury/alexandre Bustillo. En charge du remake de "Hellraiser" de Clive Barker soit dit en passant (excitant non ?).
Et la déferlente commence. Xavier Gens va truster l'actu entre son "Hitman" (malheureusement il fut dépossédé du montage final) et le viscéral "Frontière(s)", Julien Leclercq avec l'intrigant mais froid "Chrysalis", Vestiel arrive le 26 décembre (enfin un bon noël en perspective !) avec "Eden Log", Marc caro nous commencera l'année en fanfare avec "Dante 01"...
Ouf, n'en jetez plus. Reste plus qu'à espérer que ces films rencontrent le succès (et ce malgré les qualités de leurs défauts pour certains) afin de péréniser le mouvement.
A propos de viscéral, le prochain long de Pascal Laugier se pose là. "Martyrs".
Espérons qu'il ne subisse les foudres de la censure. Parce que quand on voit qu'ils punissent d'une interdiction au moins de 18 ans le pourtant assez inofenssif "Saw III", on peut s'attendre au pire.
Mais la résurgence de cette censure étatique n'est pas le propos (du moins pas encore). Pascal Laugier donc, réalisateur de l'excellent et mésestimé "Saint-Ange" avec Virginie Ledoyen, Lou Doillon, Catriona Mac Call. Scénario quelque peu famélique, une caractérisation et une direction d'acteur peut être un peu poussive mais putain quele mise en scène ! Une atmosphère vraiment oppressante, des images léchées, une photo sublime, un questionnement plutôt bien vu sur une maternité refoulée. Hommage aux classiques italiens des seventies comme au livre "le tour d'écrou" de Henry James, "Saint-ange" est une perle à redécouvrir et réhabiliter de toute urgence !
Concernant son dernier bébé, voir le site DVDRama pour un aperçu asez exhaustif des conditions de productions.
Le synopsis :
Début des années 70 en France, on retrouve une fillette qui a été kidnappée quatorze mois auparavant. En convalescence à l'hôpital, elle se lie avec une autre gamine traumatisée. Une nuit, la première est terrorisée par une monstrueuse apparition.
Quinze ans plus tard, on sonne à la porte d'une famille ordinaire. Le père ouvre, se retrouve nez à nez avec la même fillette devenue femme, armée d'un fusil. Elle lui tire dessus...
A part quelques dessins de production et l'affiche (officielle ?) pas de photos circulant sur le web.
Pour cela, se reporter à l'excellent reportage sur le tournage de Christophe Lemaire paru dans le numéro 201 de Mad Movies.

Arrivant en pleine vague de slashers ou toruture-flicks, "Martyrs" risque de pâtir d'un trop plein répulsif. Pourtant, s'il se positionne à priori dans ce créneau, ne vous attendez pas non plus à une démonstration complaisante et gratuite de sévices en tous genres. Si le film ne lésinera pas sur les effets chocs et gore se sera bien évidemment pour à la fois secouer le spectateur et servir l'histoire.
Récit de vengeance, plongée dans une psychée dérangé , questionnement sur une violence constitutive de notre société ?
Peut être un peu tout cela à la fois mais sans doute plus encore.
Derniers mots, effets spéciaux réalisés à même le plateau par le maître en France Benoît LEstang ("Brocéliande", "le pacte des loups"...). Hum, ça fleure bon la réalisation old-school, c'est à dire pas de caméra au poing courant dans tous les sens avec une image misérable. Un esthète on vous dit.
C'est encore loin 2008 ?

The host

Posté le 06.11.2007 par houseofgeeks
Après la petite preview sur D-War revenons donc sur un film "monstrueux" Sud-Coréen. Monstrueux dans tous les sens du terme car si les différents registres et thèmes abordés foisonnent, il met surtout en scène une espèce de têtard mutant géant qui va tout dévaster au pays du matin calme. Je veux bien sûr parler de l'étonnant et honteusement ignoré "The Host" de Bong Joon-Ho !
Découvert à Cannes en 2006 lors de la quinzaine des réalisateurs, c'est bien plus qu'un ersatz de Godzilla. Car sous prétexte de faire un film bien fun et décomplexé, le réal nous livre rien moins qu'un point de situation de la société sud-coréenne actuelle travaillée par son inertie face à l'influence et le protectorat américain !
Déjà, le film commence quand un scientifique américain ordonne à un sous-fifre sud-coréen de déverser dans l'évier (et donc direction le fleuve Han) des litres de produits chimiques et toxiques. Celui-ci exécute, contraint et forcé certes mais surtout meurtri de sa lâcheté et de sa soumission. Evidemment, c'est suite à cet "incident" qu'une mutation intervient et des années plus tard va surgir des flots un croisement géant entre un têtard donc, un poisson, un calamar et je ne sais quoi encore. Son but dans l'existence ? Se nourrir, et ce quelque soit le côté du fleuve. Et cela revêt une certaine importance car le fleuve Han est une sorte de frontière entre d'un côté de la berge la population aisée et de l'autre les pauvres et autres exclus.
C'est lors de la première attaque que surgit le drame. Outre les dizaines de victimes, dont un amerloque body-buildé se la jouant sauveur du jour (symbole assez explicite je pense), la créature va s'emparer d'une gamine et l'emmener dans son antre (ou plutôt son garde-manger), sous un pont de l'autre côté du fleuve. Les rebuts avec les rebuts en somme. Première lecture possible, je vous laisse le soin de décrypter, je vais pas tout vous faire non plus !
Le père part donc à sa recherche, aidé de sa famille. Son propre père tient une épicerie décrépie sur les bords du fleuve, sa sœur est une championne du tir à l'arc un brin déconnectée (limite autiste(, tandis que son frère, un ancien activiste révolutionnaire, est au chômage et alcoolique. Bref, une sacrée famille "tuyau de poêle" !
Et cette famille, finalement assez représentative de la société sud-coréenne contemporaine, dysfonctionnelle au possible va se révéler contre toute attente capable de réagir collectivement. Ainsi, la créature est d'après les autorités yankees l'hôte d'un dangereux virus que seul une substance chimique, l'agent jaune (qui renvoie à l'agent orange, produit réellement utilisé par l'armée américaine pendant la première guerre d'Irak), peut éradiquer. Bien entendu, c'est cette Amérique omniprésente qui fait figure d'hôte un peu gênant....
Bon, outre la riche thématique politique et sociologique de l'œuvre, faut pas oublier que c'est avant tout un putain de film de monstre ! Et à ce titre, la créature est absolument d'enfer, d'une agilité incroyable dans ses déplacements et ses attaques sont brutales et dévastatrices à souhait ! Un pur bonheur.
Mais ce qui fait vraiment la différence c'est le soin apporté au cadre (composition, photographie, lumière...) et surtout les différents registres sur lesquels se joue l'histoire. On passe allègrement d'une scène d'action au drame pour finir par un comique burlesque ! Mieux, ces trois registres pouvant fonctionner dans la même scène !! Lors de la mort du grand-père de la petite fille enlevée, notamment, toute la palette des émotions y passe. Du grand art.
Ce qui est également intéressant c'est que jamais le réalisateur ne considère ces personnages avec dédain , il ne se moque pas d'eux et du genre dans lequel il évolue. Parce que vous pouvez me croire, le remake que les ricains vont sûrement faire sera d'une toute autre trempe, cynique et condescendant au possible !
Si vous voulez voir un film de monstre réflexif, très fun, marrant, bien stressant et mélodramatique (pas au sens péjoratif du terme), vous savez ce qu'il vous reste à faire....Vous ruez pour acheter (volez le s'il le faut ! Non, je déconne) le dvd !! Sinon, c'est bientôt noël...

D-WAR

Posté le 06.11.2007 par houseofgeeks
Sous ce titre énigmatique se cache une nouvelle perle du cinéma coréen, le maudit "Dragon Wars".
Maudit car le projet a mis 6 ans pour être finalisé, de difficultés de financement en abandon total du projet avant une reprise miraculeuse et une sortie US le 14 septembre dernier.
Co-prod' sud-coréene et américaine, réalisé par Shil Hyang-Rae avec de jeunes acteurs ricains et Robert Foster (l eprêteur sur gage de "Jackie Brown").

Alors qu’il n’est encore qu’un jeune garçon, Ethan apprend qu'il est la réincarnation d'un guerrier légendaire mort il y a plus de 5 siècles en tentant de sauver Narin, sa bien-aimée d'un immense dragon nommé Buraki.
Ethan est alors chargé de retrouver la réincarnation humaine de Narin afin de combattre à nouveau ensemble.
Vingt ans plus tard, Ethan, devenu journaliste, rencontre par hasard la réincarnation de Narin. Au même moment, un immense serpent fait son apparition à Los Angeles. Ensemble ils devront combattre le serpent pour l’empêcher de se transformer en dragon et de semer chaos et désolation...

Bon, soyons clair et franc, rien de révolutionnaire à attendre en termes narratifs et de caractérisation. Mais après tout, là n'est pas l'essentiel. Avec une affiche teaser et un titre pareil, on s'attend à un film catastrophe avec monstre géant détruisant tout sur son passage, méga explosions et effets spéciaux à foison.
De ce côté là, on en a pour son argent.
C'est loin d'être du niveau de "The Host" du coréen Bong Joon-Ho mais c'est tellement bon parfois un bon petit film régressif....
Pas de sortie prévue por la France, va falloir se contenter des rayons imports de vos fournisseurs respectifs.

The end is nigh

Posté le 06.11.2007 par houseofgeeks
C'est l'accroche du nouveau film de Neil Marshall "Doomsday".
Non, ce n'est pas par rapport au nom du vilain surpuissant qui a réussi a "tuer" Superman en 1995.
Pas d'adaptation "live" mais une histoire illustrant que le genre post-apocalyptique est définitivement de retour !
Après avoir livré rien moins que l'un des meilleurs films de trouille "all time" avec "the descent", Neil Marshall se lâche et mets carrément tot le royaume-uni en quarantaine !

Doomsday démarre en 2007 lorsque le « Reaper Virus » se répand en Ecosse et tue des centaines de milliers d’habitants. Le gouvernement décide alors d’évacuer les survivants de la zone infectée et construit un gigantesque mur afin d’empêcher toute intrusion ou évasion. Trente ans plus tard, le mur est toujours là et les victimes oubliées mais le virus refait surface… Une équipe menée par le Major Eden Sinclair (Rhona Mitra) est alors envoyée dans la zone infectée afin d’y trouver un éventuel remède à cette terrible maladie.

Cela vous rappelle sûrement mad max 2 et autre 28 jours/mois plus tard. On peut même rajouter comme référence l'excellent film de Rob Bowman "le règne du feu", Escape from New-York ou ncore "les guerriers de la nuit" de Walter Hill.
Clairement sous influence, on peut cependant faire confiance à Marshall pour se jouer des attentes et des références et dynamiter le tout. ce qu'il avait si brillament réussi avec l'histoire plutôt basique de "The Descent"

La fin des temps est prévue pour le printemps 2008. Allez faire un tour sur le site du film et croyez moi, jamais il ne vous aura temps tardé le jour du jugement dernier !...

http://www.doomsdayiscoming.com

Dépressive Amérique

Posté le 05.11.2007 par houseofgeeks
A trois semaines d’intervalles, deux grands chocs cinématographiques animent cette fin d’année. A priori, « Halloween 2007 » et « Le Royaume » n’ont pas grand-chose en commun. Pour ne pas dire rien.
Mais à bien y regarder, ils proposent tous deux une vision assez désabusée de l’Amérique contemporaine. Et par extension des sociétés occidentales.

Au grand dam des fans hardcore (pour ne pas dire puristes extrémistes), Rob Zombie s’est attaqué à l’un des chefs-d’œuvre de John Carpenter, Halloween, film qui a véritablement lancé une carrière jusque là bancale. Et il a réussi ce pari insensé, se réappropriant le mythe pour en donner sa vision mélancolique
Développant ce que Big John avait expédié en une dizaine de minutes, il s’ingénie à montrer les conséquences terribles sur un être perturbé de l’échec de la famille, de l’école, de l’Etat à prendre en compte la souffrance de l’autre.
Toute la partie préquelle s’articule autour du détachement, de l’isolement de plus en plus profond de Myers. Ne s’exprimant plus que par des accès de rage et de violence brute là où chez Carpenter il n’était qu’une forme qui hantait tout le métrage, véritable manifestation presque ectoplasmique de l’essence même du mal.
Le mal, Mike Myers a conscience qu’il en a fait même s’il tente de le nier. Et c’est la différence fondamentale. Car même si la deuxième partie se confronte directement au film original, il le reproduit et l’évacue en 40 minutes, se focalisant sur un être immense (au sens propre comme figuré) accueillant le mal comme seul moyen d’expression d’une souffrance extrême.
Et comme dans son précédent film « The devil’s rejects », Rob Zombie parvient à créer de la compassion pour un personnage commettant des meurtres d’une violence inouïe.
Déjà passablement égratigné par les ligues de vertus ou des critiques puritaines choquées par les 2 premiers longs de Zombie, celui-ci enfonce un peu plus le clou et poursuit une thématique, certes délétère, que chaque monstre figure notre incapacité à comprendre et accepter toute forme de déviance.
Au-delà de toute complaisance envers le mal, Rob Zombie est véritablement intrigué par l’impossibilité de l’Amérique (des seventies ou contemporaine) à aimer l’Autre.


Cette impasse affective, les protagonistes de « The Kingdom » vont y être salement confrontés.
L’équipe réduite du FBI dirigée par l’agent Fleury (Jamie Foxx) part enquêter sur un attentat perpétré en Arabie Saoudite. Mais avant de pouvoir s’y atteler, il va falloir composer avec des us et coutumes pour le moins restrictives. Gagner la confiance de l’autre, montrer une estime réciproque et sincère s’avéreront capital. Etreignant tous les stéréotypes ayant habituellement cours dans ce genre de productions pour mieux les subvertir, Peter Berg (aidé de l’immense Michael Mann à la prod) réalise un incroyable traité sur les relations entre orient et occident actuellement au point mort. Petit bijou de tension, d’action et d’intelligence dans la caractérisation, « le Royaume » montre à quel point chacun est convaincu que l’autre ne rêve que de le détruire.
Pourtant, la fraternisation est possible comme le démontre Fleury et son homologue saoudien. Malheureusement, cet espoir sera bien vite liquidé (au sens figuré comme au sens propre !), dans un final absolument éblouissant de maîtrise de l’espace comme des enjeux. Le plus déchirant étant que l’anéantissement de tout espoir viendra de la main d’une fillette.
On peut difficilement taxer ce film de pro-Bushisme. Par contre il dénote une réelle évolution de l’état-d’esprit post-11 septembre qui tient maintenant plus de la résignation. L’affrontement est inévitable.
La reproduction des mêmes schémas de pensée engendre une violence toujours plus exacerbée.


Ces deux films magistraux apportent une vision de l’Amérique devenue dépressive, déprimée dont l’échec à cerner l’Autre l’entraîne sur une voie plus sombre, vers un isolement certain.
Alors, comme dans le dernier plan de « Halloween », L’Amérique est-elle condamnée à pleurer et crier sans fin ?

Peter Parker :Spider-Man

Posté le 05.11.2007 par houseofgeeks
Afin de faire honneur au nom de ce blog, rendons hommage à l'un des plus grand geek de la terre ! Je veux bien sûr parler de Sam "The Man "Raimi.
Méconnu, pour ne pas dire occulté, par le grand public avant l'avènement de Spider-Man premier du nom, n'oublions pas qu'il nous aura enchanté avec des récits aussi barrés graphiquement qu'émotionnellement captivant comme la trilogie Evil Dead, Mort sur le grill, un plan simple, Darkman, ou le superbe intuitions.

Le premier film X-men peut s'enorgueillir d'avoir relancé la mode des adaptations de comics en 2000. Mais c'est bien Raimi avec SPider-Man en 2002 qui lui donne toutes ses lettres de noblesse. Et alors que le pari relevait de l'impossible, il a su élever son niveau d'exigence et de maîtrise pour faire du deuxième volet des aventures de notre tisseur de toile préféré un film supèrieur au premier.
Avec la sortie ces derniers jours du 3ème (et faut prier pas le dernier tourné par Raimi) opus de la saga, l'occasion de s'apesentir sur un film qui relève purement du miracle dans une industrie de plus en plus sclérosée par son désir de satisfaire les envies les plus basiques des spectateurs et la pression du sacro-saint box-office.

S’il est bien un film que l’on attendait avec impatience, c’était bien celui-là ! Entre les effets d’annonces des producteurs, des fans, les infos lâchées par mégarde ( ?) par Kristen Dunst et les images qui circulaient en boucle sur internet, tous les geeks avaient déjà la bave aux lèvres.
Et franchement, c’est une grande réussite. Une fois de plus.

Car Raimi signe là, rien moins que le meilleur film de la saga. Je n’ose parler de trilogie gardant ainsi intact l’espoir de le voir reprendre sa caméra pour un 4ème épisode.
De toute façon, ce film conclut admirablement ce premier arc narratif. Et s’il devait en rester là, ces trois films se suffisent amplement à eux-mêmes.
Car la véritable réussite de Raimi, outre d’avoir livrer de vraies adaptations de comics référentielles certes mais surtout respectueuses de l’esprit qui les a initiés, il réussit le tour de force d’aller toujours plus crescendo dans l’action mais également dans la caractérisation des personnages et surtout dans l’émotion.

Ce qui est étonnant dans ce film ne sont pas seulement les séquences d’action absolument géniales mais l’importance de la place accordée aux tourments personnels de Peter, M .J, Harry, Sandman… A l’instar de l’excellent film d’Alfonso Cuaron « les fils de l’homme », l’action est déterminée par des éléments narratifs purement émotionnels. Ce sont vraiment les sentiments des personnages qui les font avancer et les amène à prendre des décisions déterminantes par la suite. Les différents combats sont vraiment les points culminants de l’histoire. Que Peter sous l’emprise du symbiote apprenne que Sandman soit vraisemblablement le véritable meurtrier de son oncle, sa recherche obsessionnelle le coupe de M.J et Spider-Man devient impitoyable au point de le tuer.
Cette évolution narrative par l’émotion était déjà présente depuis de 1er film puisqu’à chaque fois le ou les bad-guys sont intimement liés à la vie de notre héros, mais ici tout est exacerbé comme si l’apparition du symbiote en plus d’agir sur la psyché de Parker contaminait tout le film.

Dans ce film, Raimi est vraiment au sommet de son art car il parvient à rythmer parfaitement tout le métrage passant d’une scène intimiste à de la comédie puis d’une scène d’action dantesque à des moments de pure mélancolie.

C’est vraiment le film de la maturité pour le réalisateur mais également pour notre héros. Il est d’ailleurs intéressant de noter le parallèle entre l’évolution de Peter Parker et celle de Sam Raimi à travers les 3 films qui prennent de plus en plus d’envergure au fur et mesure. Dans le premier, confronté au défi de prendre en main une si grosse production en termes de budget mais surtout d’attentes (de public, des fans, des producteurs…), Raimi prend conscience de la responsabilité inhérente à son poste à haut risque comme Peter prend conscience dans le film qu’à grands pouvoirs incombent de grandes responsabilités.
Pour la suite, on peut estimer que le nouveau statut de réalisateur star effraye Raimi puisque maintenant il est impensable de décevoir en faisant une séquelle inférieure. Et cette nouvelle forme de pression a sûrement dû lui faire penser à tout laisser tomber et retourner dans un système plus confortable de productions moins friquées mais plus « libre ». Ce qui se traduit à l’écran par les pouvoirs erratiques de Peter, manifestation de son doute à vouloir continuer d’endosser ses nouvelles responsabilités au risque de se couper de celle qui l’aime le plus, Marie-Jane.
Enfin, pour le troisième opus, Raimi assume complètement sa notoriété et se trouve totalement libéré des contingences hollywoodiennes de par sa nouvelle maîtrise des gros budgets. Il est adulé par les cinéphiles du monde entier, il se lâche et parvient à introduire au sein d’un blockbuster ses thèmes fondateurs : sa fascination pour les anti-héros tragiques (Darkman/sandman), la transformation du héros au contact d’une entité étrangère (Ash/Peter Parker), le double maléfique (Evil Ash / Eddie Brock) ou encore le pouvoir vécu comme une malédiction (Intuitions ). Or Peter Parker ici aussi s’assume complètement, il est adoré de toute la ville (à une exception près : J.J.Jameson !!!) mais dont les actes passés vont revenir le hanter.
Petite précision. Oui la franchise se nomme bien « Spider-Man » et je ne fais que parler de Peter Parker ? Non, il n’y a pas comme un problème. Depuis le début il ne s’agit que de Peter Parker. Sa vie et comment ses nouveaux pouvoirs l’ont transformée. Et d’emblée, le troisième épisode réaffirme de manière claire et explicite cette volonté de s’attacher à l’homme plutôt qu’au masque. On voit Spider-Man déambuler à travers la ville, suspendu à son fil de toile et une voix off nous assène cette évidence : « Et oui, c’est bien moi. Votre ami….Peter Parker ». Et là, tout est dit.
D’autant plus que vous remarquerez que mis à part une ou deux exceptions près, tous les combats de Spider-Man se font sans son masque ou celui-ci est à moitié déchiré.

Mais peut être que le vrai révélateur de l’intégration de Raimi dans un gros budget est l’apparition récurrente de son acteur fétiche, Bruce Campbell. Si Tobey Maguirre incarne son alter-égo pelliculé, Campbell représente tout ce qui à défini jusqu’ici le cinéma de Sam Raimi. Fidèle de la première heure, Bruce voit ses rôles dans la saga prendre plus d’ampleur. Dans le premier il était celui qui trouvait son nom de scène « Spider-Man », dans le deuxième il était le portier qui lui interdisait l’accés à la salle où se produisait M.J (en clair le seul à avoir jamais donné défaite plus cuisante à notre monte-en-l’air adoré !) et cette fois-ci, il est le maître d’hôtel d’un restaurant huppé.
Et là, il participe vraiment à l’action, pour la première fois l’interaction avec les autres personnages est totale. Ou comment symboliser la parfaite osmose du monde des horrors movies à budget limité et le nouvel univers de jeu de Raimi. Et le tout sans se renier. Car la réutilisation de motifs, d’acteurs et de procédés est vraiment sincère et intègre. Aucun cynisme dans sa démarche d’apposer sa patte à la franchise Spider-Man.

De manière remarquable, tout le film va suivre la nouvelle évolution de Peter. Son noir passé refoulé (il a quand même défenestré le meurtrier présumé de son oncle ! Hé, c’est de Spider-Man qu’on parle, pas du vigilante de Gotham !!) va lentement remonter à la surface. Passé personnifié à la fois par Sandman mais surtout il sera tourmenté par l’apparition du symbiote qui lui-même évoluera pour devenir l’alter-égo maléfique de notre héros, Eddie Brock/Vénom !
Car ici, Sam Raimi va utiliser ce qui caractérise tout bon film d’horreur/terreur (notamment de seventies), la réapparition des profondeurs du subconscient de tout ce qui est de l’ordre du refoulé. Que ce soit des actions passées, des sentiments contrariés ou carrément des pulsions (amour /haine/mort….)

Et l’agencement de tout cela, fait qu’une question demeure. Comment un studio a pu filer autant de fric (presque 270 milllions de dollars quand même) pour réaliser un blockbuster aussi atypique ? Dans le sens où de l’histoire aux personnages, tout fait sens. Chaque acte à une résonance sur la vie personnelle de chaque personnage. L’interaction est à son maximum. Mieux, Raimi ne fait aucune économie de sentiments, ne nous laisse aucun répit. Les combats sont à se damner tellement ils sont « lisibles » et trépidants mais ils sont là seulement pour souligner et appuyer les tourments internes de chacun. Ou quand l’action est vraiment au service de l’histoire. De telle sorte, qu’on tremble presque plus de savoir si oui ou non Peter va retrouver les faveurs de Mary-Jane que de l’issue du combat Spider-Man/New Goblin versus Sandman/Venom !
A ce titre, la conclusion de cet affrontement dantesque est à pleurer. Littéralement. Maintenant, on comprend pourquoi Raimi voulait absolument Chrsitian Hayden-Church dans le rôle de Sandman. Cet acteur issu du théâtre est incroyable d’émotions contenues. Pas de pathos inutile ou trop prononcé. Bref, tout le monde est au diapason.

Certains prétexteront pourtant qu’il y a des longueurs, que la romance est trop développée, qu’on croirait un épisode de Beverly-Hills en spandex (et j’en passe…).
Mais Raimi a toujours clamé son attachement au comics de Spidey période années 60/70 où ses problèmes d'ado (relations amoureuses, conflits familiaux, amitiés...) avaient autant d'importance dans l'évolution du personnage que ses confrontations avec le vautour, Doc Octopus ou le bouffon vert. Dire qu'il n'était pas emballé par l'utilisation du personnage de Venom, adoré par les fans mais qui lui était étranger. C'est le producteur Avi Arad qui l'a convaincu, on peut donc aussi le remercier car Venom traduit parfaitement le combat intérieur de Peter et donne encore plus de résonnance à ses actes comme à ses doutes.
Et puis, il y a plus d’action que dans les deux premiers réunis ! Si, si je vous assure.
Bref, après avoir assumé l’identité de Spider-Man cette fois-ci le film se termine sur Peter enlaçant M.J, il est avant tout Peter Parker.
Pour tout ça et plus encore, on dit merci monsieur Raimi.
Ah ça, c’est pas avec un film comme « Transformers » de l’ami (du petit déjeuner, l’ami) Michael Bay qu’on aura droit au affres existentiels de la conscience cybernétique de robots géants venu là seulement pour faire des dégâts « hénaurmes ».

Revival du film de genre français, suite !

Posté le 04.11.2007 par houseofgeeks
DANTE 01
Premier film de Marc Caro en solo. De la pure S.F associée à un traitement visuel très proche de "La cité des enfants perdus" (éclairages, photo, trognes pas possibles...)? hum ça s'annonce pas mal.

Le pitch :
Dante 01, prison spatiale, dérive dans l'atmosphère suffocante de Dante, planète hostile, son seul horizon. À l'intérieur, six des plus dangereux criminels des mondes environnants servent de cobayes à d'obscures expériences. Une résistance s'organise autour de César, psychopathe manipulateur. Mais son autorité se voit remise en cause par l'arrivée de St Georges, mystérieux détenu, possédé par une force secrète, qu'il apprendra à maîtriser pour faire face à l'hostilité de ses co-détenus, et les libérer de l'attraction maléfique de Dante.


Cela a l'air dautant plus excitant que le synopsis et les images laissent à penser qu'en plus Caro va se livrer à certaines introspections dignes de "Solaris" de Tarkowski.

Vivement le 2 janvier 2008 tiens !
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