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houseofgeeks
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Un regard passionné sur la contre-culture (cinéma, comics,séries), sans concession et avec réflexion
Catégorie :
Blog Cinéma
Date de création :
20.08.2007
Dernière mise à jour :
19.04.2008
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BABYLON A.D

Posté le 27.01.2008 par houseofgeeks
Après de nombreuses déceptions - Chrysallis, Dante 01 - autant se tourner vers les valeurs sûres. En l'occurence Mathieu Kassovitz qui nous revient avec une adaptation de "Babylon babies" très bon bouquin du très controversé Maurice G. Dantec.
Aucune raison d'être déçue, l'association Kasso + Dantec + Vin Diesel devrait nous préserver d'une déception de plus.

En 2013, le monde est en flammes, rongé par les nationalismes, les apprentis sorciers, les marchands d'armes, les nouvelles guerres, les mafias, les sectes... Le mercenaire érudit Hugo Cornelius Toorop doit convoyer à Montréal une jeune fille, Marie Zorn. Pour cet aventurier qui a survécu à la guerre de Bosnie, la mission paraît simple. Il ignore cependant que le corps de Marie Zorn est une arme biologique puissante et que la jeune fille est schizophrène.

L'avenir de l'humanité se joue-t-il sur les rives du Saint-Laurent ou au coeur des "schizomachines", des intelligences artificielles capables de se connecter sur l'ADN, et qui pourraient bien avoir conscience de leur propre existence ?

Ambiance dépressive, délires paranoïaque à la Philip K. Dick, ça s'annonce plutôt pas mal.

Sortie le 27 août 2008

DANTE 01 - Marc Caro 00

Posté le 27.01.2008 par houseofgeeks
A force, on aurait presque fini par y croire. Malheureusement, l’émergence d’un véritable cinéma de genre à la française restera limitée à quelques films véritablement habités par leurs auteurs. Des exceptions qui confirment une fois de trop la règle. Quand Aja, Vestiel, Siri, Gens et consorts investissent le genre pour livrer des œuvres référentielles mais avec la volonté de générer une véritable empathie pour leurs personnages et raconter une histoire pas seulement rythmée par des scènes d’actions et/ou de sévices, les autres (Leclercq, Pitof, Leterrier) se ramassent la gueule pour avoir privilégier les artifices à tout discours humaniste.
Le premier film de Marc Caro, « Dante 01 », faisant contre toute attente partie des ratés.


Pourtant, on aurait aimé qu’il réussisse à imposer une nouvelle vision de la S.F. Quitte à tenter de s’auto-persuader que décidemment non, l’autre moitié du duo Jeunet-Caro ne pouvait faire un mauvais film. Mais contrairement au magistral « Sunshine » de Danny Boyle, « Dante 01 » a beau multiplier les références, il n’arrive jamais à les amalgamer et les soumettre à sa volonté de raconter une histoire.
Plombé par un script de Pierre Bordage indigne et sans ambition, Caro dirige son éternelle troupe de « gueules » (Pinon, Levantal, Hadji-Lazaro…) dans des décors au désign parfois assez limite.
Si « Eden log » bénéficiait également d’un scénario minimaliste de Bordage, Franck Vestiel a su le transcender par une réalisation soignée, significative et évocatrice donnant à son film plusieurs niveaux de lecture. Un film imparfait mais passionnant.
Or, Caro se borne à illustrer une histoire évasive, à la symbolique religieuse et mythologique pachydermique. Entre les noms de persos tels que Perséphone, Moloch ou St-Georges, le pénitencier/hôpital en forme de croix et en orbite autour d’une planète en fusion, une voix-off insupportable d’explications pseudo philosophiques sur les évènements à l’écran, tout pour prendre le spectateur pour un débile fini. Une condescendance intolérable.
Ceci dit, le travail sur la lumière et les cadres reste admirable et la séquence qui voit Dominique Pinon plonger dans un bain bouillonnant pour reprendre le contrôle de la station est superbe et saisissante.
Hélas, on oublie bien vite les quelques bonnes idées parsemant le métrage tant le spectateur un tant soit peu cinéphile demeure dubitatif face à cette resucée sans âme de « Alien 3 » de David Fincher.
Sans rythme, des acteurs en roue libre qui en font le minimum tant leur manque d’implication est patent, le film se permet tout de même l’exploit de s’éterniser sur 1h30. 90 minutes construites sur du vent Dans l’espace, personne ne vous entendra bâiller.
Terminons par des propos de Lambert Wilson sur sa fierté de participer à ce film : e souhaitais simplement m'approcher d'un metteur en scène dont l'imaginaire est puissant et qui a un sens visuel très développé. Ca m'a rappelé les frères Wachowski. Ces trois personnes sont issues de la bande dessinée. Pour elles, le travail commence par l'oeil dans un petit format."
D’une, il n’a rien compris au talent des frangins pour oser les comparer à cette nullité de Caro. Deux, effectivement, la vision qu’a Caro de son média est sacrément étriqué.Lambert Wilson, acteur passable mais bel esprit de synthèse.
En tout cas, Marc Caro nous doit une revanche.

Et pour bien faire les choses....

Posté le 26.01.2008 par houseofgeeks
La particularité de VERSUS est de proposer à chaque numéro une double couverture. Soit une superbe photo au recto et une non moins sublime au verso !

Enjoy !

Il est tout beau, tout neuf !

Posté le 26.01.2008 par houseofgeeks
Quoi donc ?
Mais le numéro 12 de VERSUS voyons !

Regardez moi cette couverture !....

En vente pas partout malheureusement mais si vous allez faire un tour sur le site de la revue, vous trouverez la liste des revendeurs :
http://www.versusmag.fr

Quant au sommaire :

- Retour sur le duo Tarantino/Rodriguez et leur "Grindhouse"

- Projecteurs sur Andrew Dominick ("L'assassinat de Jesse James...) et Elem Klimov ("Requiem pour un massacre")

- DOSSIERS
Sydney Lumet ("7h58,ce samedi là", "Serpico", "12 hommes en colère"...),

la crise créative à Hollywood (la grève, séries en sursis et blockbusters infantile),

guerres d'Irak ("le royaume", "Lions et agneaux", "Redacted"...),

Vigilante movies ("Un justicier dans la ville", "Vigilante"),

Films de survivants ("Je suis une légende", "Apocalypse 2024"...)

C'est pas alléchant tout ça ?
Allez hop, hop on commande son numéro via le site ou à l'adresse suivante :

Revue VERSUS
3, rue Galilée
93110 ROSNY SOUS BOIS

Gotham en deuil

Posté le 24.01.2008 par houseofgeeks
Heath Ledger est mort. La nouvelle a fait le tour d'internet. Au-delà de la peine que représente cette perte pour ses proches, sa mort aura des répercussions sur le "Dark Knight" de Nolan.
Si "The Dark Knight", tourné depuis plusieurs mois, en est au stade de préparation marketing, la question se pose : comment sortir le film - dont les tonalités noires sont l'argument de promotion principal - sans tomber dans le sordide ? D'autant que le poster teaser (photo) joue précisément sur le contraste « clown noir » du personnage du Joker. Les « executives » hollywoodiens planchent actuellement sur une réactualisation complète de la campagne de promotion.
Une interrogation symptomatique des costards-cravates qui ne pensent plus qu'en part de marché, occultant tout le côté artistique. Ce n'est pas faire injure ou manquer de respect à la mémoire de Ledger que de conserver l'ambiance dépressive de la campagne promo. La limite est mince avec une exploitation malsaine de sa mort, c'est clair. Mais le même genre de drame était survenu lors du tournage de "the crow" de Alex Proyas, et jamais on a taxé l'équipe du film de vautours.

A suivre, donc

Rocky - 1976-2006 : 30 ans de féminisme contrarié

Posté le 24.01.2008 par houseofgeeks
La saga des « Rocky » est emblématique du parcours personnel de Sylvester Stallone. Un personnage qu'il aura porté en lui avant de le coucher sur papier et en faire un scénario. Prototype du self-made-man, incarnation du rêve américain qui veut que l'on parvienne au sommet à force de travail (et pas mal d'emmerdes au passage !), Rocky contient toute la rage de son auteur pour qui ce film est sans doute la dernière chance d'une carrière jusque là assez confidentielle.
Une saga également représentative des décennies qu'elle aura traversée et illustrée. Si au départ, le personnage de ce boxeur issu des quartiers pauvres de Philadelphie se distingue par une éthique de travail hors normes et des méthodes d'entraînement artisanales, au fur et à mesure qu'il gagne en notoriété, il se relâche et s'abandonne dans le confort autant matériel que mental. Une limite atteinte de plein fouet dans le numéro IV et le choc contre Drago.
La sortie du 6ème film « Rocky Balboa » est l'occasion de fêter les 30 ans de la série et pour les critiques de dresser un panégyrique de 30 ans de coups et de sueur. Une apothéose finale émouvante et élégiaque abondamment relayée.
Pourtant, il est un aspect de cette série mythique occulté par la critique. Par l'entremise de Rocky, l'emprise sur la condition féminine est sans cesse réaffirmée.
Dans le premier, Rocky séduit Adrian une jeune femme timide. Celle-ci est complètement renfermée et ne semble s'épanouir qu'au contact de son amoureux. Ok, le titre du film c'est pas « Adrian », mais jamais on ne la voit autrement qu'au bras de Rocky, en train de la supporter ou de le réconforter. Elle vit sous son aile protectrice, brisant par là-même tout désir d'émancipation.
Adrian, ou le prototype de la femme idéale telle que prôné dans les années 50 : fidèle, dévouée et introvertie. Un modèle qui restera toujours en filigrane dans les décennies suivantes.
Ce schéma, on le retrouve dans le 6ème et dernier épisode. Rocky reste accroché a ces valeurs morales d'un autre temps. Reproduisant un même comportement sur-protecteur avec la jeune fille du premier, devenue dans ce dernier épisode prostituée. Et si elle parvient à s'en sortir, c'est grâce à l'aide de Rocky qui lui offre un travail dans son restaurant.
Pour ne pas avoir suivi les recommandations de l'étalon italien – ne pas sortir seule le soir, faire attention à ses fréquentations et à la manière de se vêtir, etc – elle subira la déchéance.
Rocky Balboa, l'éternel « underdog », incarnation de la volonté faite homme et du mythe du rêve américain. Un personnage jamais en phase avec son époque et qui pourtant parvient à trouver sa place. Il arrive tout bonnement à superposer à la réalité un code moral ouvertement machiste issu des années 50/60. Et si il y arrive, c'est bien que la société en reste imprégnée.
Alors oui, Rocky est un héros au coeur pur, ne renonçant jamais face à l'adversité, un modèle de courage. Mais il est aussi un être ne pouvant s'accomplir que dans la « domination » de la femme.
Un décryptage qui n'enlève pourtant rien à l'aspect attachant de ce personnage dépeint sans fard et avec sincérité par Sylvester Stalonne.

Vu que le prochain « Rambo » sort le 6 février 2008, on peut sans crainte affirmer que le traitement appliqué sera du même acabit que pour la saga « Rocky », un retour aux sources afin de réaffirmer la dimension mythologique d'un personnage qui aura traversé et illustré toutes les époques.

Déjà mort : DEATH SENTENCE

Posté le 23.01.2008 par houseofgeeks
Mort et enterré. Comment qualifier autrement le genre « vigilante flick » après un pitoyable « The Punisher » de Johnathan Heinsleigh. Une émasculation en règle qui faisait peine à voir. Rendez-vous compte, Franck Castle plus préoccupé par une volonté de socialisation que par sa vengeance.
Des « revenge movies » dont les plus impressionnants représentants récents sont le « Kill Bill » de Tarantino et surtout « Man on Fire » de Tony Scott.
Et le troisième film de James Wan, « Death sentence » se range clairement dans cette catégorie.
Après avoir lancé la vague des « torture flick » en 2004 avec le remarquable « Saw », Wan refusa d‘en réaliser les suites pour éviter de se voir cantonner dans la catégorie de réalisateur d’horreurs. Rien d’infâmant en soi, mais le bonhomme a suffisamment de talent pour refuser de se laisser enfermer.
Son deuxième long « Dead silence » aura connu une production plus que chaotique, qui ajoutée aux piètres résultats au box-office auront largement fait baisser sa côte. Pourtant, même si cet hommage à Mario Bava et plus largement à l’horreur gothique transalpine et britannique souffre d’un scénario un peu léger, la mise en scène travaillée et au cordeau de Wan fait de « Dead silence » un film aussi beau qu’envoûtant.
Peu épargné par les critiques, frustré de l’incompétence crasse des costards-cravate d’Hollywood, James Wan canalise sa colère et la libère de la plus belle manière qu’il soit avec l’éprouvant « Death sentence ».

Pertes et conséquences
« Death sentence »est donc l’ultime représentant d’un genre ultra codifié qui voit généralement un citoyen modèle subir un traumatisme personnel remettant en cause les valeurs auxquelles il croyait et l’obligeant à prendre les armes pour se faire justice.
Un genre qui aura plus particulièrement connu son âge d’or en Italie durant les années 70 ou « années de plomb » (les poliziotteschi). Des films indissociables du contexte politique et du climat insurrectionnel de l’époque. Au-delà d’un principe d’autodéfense envisagé comme seul moyen d’action, ces films étaient le reflet de ces années de confusion politique et idéologique que seules la rage et la colère étaient à même d’exorciser. Un contexte similaire aux états-unis durant la même période, la méfiance voire la défiance envers les institutions (watergate et viet-nam obligent) donnant des films aussi controversés que radicaux tels la série des Dirty Harry et celles des « Un justicier dans la ville » (« Death Wish ») avec le regretté Charles Bronson.
Des films qui prêtent évidemment le flanc à la critique, les bien-pensants les qualifiant d’emblée de réactionnaire.
Une étiquette réductrice dont a longtemps et injustement souffert Clint Eastwood à cause de son incarnation de l’inspecteur Harry Callahan. Des films qui sont pourtant moins une revendication idéologique nauséabonde que l’illustration de la déliquescence d’un tissu social et d’une société corrompue.
Les conditions politiques ont beau être totalement différentes, le genre commence à renaître de ses cendres. Ainsi, on a vu récemment le très surprenant « The brave one » (« A vif ») de Neil Jordan avec une Jodie Foster complètement métamorphosée en ange-vengeur et exterminateur. Un parcours à l’issue duquel sa vision et sa compréhension de son environnement extérieur seront irrémédiablement transformées.
Et dans nos sociétés contemporaines, apolitiques et soumises au pragmatisme comme seul horizon collectif, le renouveau d’un tel genre traduit dorénavant la fuite en avant d’individus confrontés à la perte des illusions envers un système déficient et incapable d’apaiser leurs peines
Une prise de conscience individuelle aussi violente que destructrice.

Famille, je vous aime
Nick Hume (Kevin Bacon impérial, comme d’hab’) est vice président d’une importante compagnie d’assurances, heureux mari et père de deux garçons, dont l’aîné est promis à une carrière de hockeyeur pro. Tout va donc pour le mieux. Jusqu’au soir où, alors qu’il fait le plein de sa voiture, Nick voit son fils prodigue se faire égorger sous ses yeux par un voyou, accomplissant par ce meurtre un rite initiatique qui lui ouvrira les portes d’un gang. Anéanti par cette perte, il va définitivement péter un câble lorsque la justice sera incapable de punir convenablement le coupable. Aux yeux de Hume, pas d’accord possible, c’est la prison à vie ou rien. Et quand il décide de se rétracter au dernier moment, c’est pour mieux suivre sa proie et se venger. Le début d’un engrenage fatal, pour lui et sa famille…
Premier changement notable pour Wan, ce n’est plus son compère Leigh Wannel (présent au générique en tant qu’interprète d’une petite frappe) qui signe le scénario. Brian Garfield adapte ici son propre roman « Death sentence » donc, séquelle d’un autre de ses romans, un certain « Death wish ». Mais si Joe Kersey (Bronson dans le film de M. Winner) avait une forte conscience sociale de son environnement, Nick Hume a lui une vision circonscrite à un cocon familial idyllique. Ce qui a l’écran se traduit par la présentation de cette famille sous forme d’un enchaînement d’extraits vidéos des meilleurs moments vécus et immortalisés (anniversaire, noël, récompense sportive…).
Une unité familiale artificielle qui, de prime abord, rend difficile une implication émotionnelle. Or, la famille Hume est conforme à cette introduction, voir le dîner où la dispute entre les deux frères reste assez soft et vite maîtrisée par un père attentif et compréhensif. Surtout, cette vidéo figure un passé idéalisé et ressassé comme si tous étaient déjà morts. Une entrée en matière pour le moins morbide, quand bien même les images nous montrent une famille nageant en plein bonheur.
D’un extrême, le film passera à un autre lorsque nous sera présenté une famille cette fois-ci dysfonctionnelle au possible, un père revendeur d’armes (John Goodman) et « employant » un gang auquel appartiennent ses deux fils homicides.


Un réalisateur au diapason
Se sont deux conceptions antagonistes de la famille qui s’affrontent, deux mondes en constante opposition. Si Nick Hume vit dans un univers sécurisant et aseptisé, celui du gang est crade et dangereux.
A son contact, Nick Hume verra une transformation autant physique que psychique opérer. De même que la réalisation se fera plus sèche et brutale.
Wan sait composer ses plans et livre des scènes d’action impressionnantes de violence et de lisibilité. Pas de caméra à l’épaule mais des séquences tournées à la steadycam qui, tout en permettant d’être au plus près des acteurs lors de leurs déplacements ou affrontements, donne une fluidité remarquable à l’ensemble. Comme quoi, il n’est pas besoin de bouger sa caméra dans tous les sens pour figurer la confusion et la perte de repères. A ce titre, la poursuite dans les rues de la ville est un petit chef-d’œuvre de tension et de désorientation, décuplés par les mouvements souples et circulaires de la steadycam.
Une réalisation qui deviendra beaucoup moins lyrique lorsque le vigilante Nick Hume part à l’assaut du repaire du gang, figurant sa nouvelle détermination.
« Death sentence » propose d’ailleurs deux films en un. La première partie est un revenge movie classique, le père de famille tentant d’enrayer le processus mortel engendré par son geste vengeur. Mais une fois qu’il aura failli à la protection de sa famille, une deuxième chance lui est offerte. Revenant d’entre les morts, il accomplit sa mutation finale pour devenir aussi enragé que ses adversaires. Teint blaffard, silhouette cadavérique, Nick Hume ou la mort en marche.
Une dernière partie dans le plus pur style comic-book, plans iconique et violence graphique à l’appui et où on a l’impression de voir à l’œuvre un punisher suicidaire. De toute manière, il n’a plus rien à perdre. D’ailleurs, il avait tout perdu avant même qu’il se lance dans cette vendetta.
Pour Nick Hume, la mort de son fils préféré signifie la mort de sa famille. Son petit frère déjà délaissé auparavant se trouve complètement livré à lui-même. Aucun soutien à attendre de la part de son père qui le laisse pleurer seul la mort de son frère ou l’engueule lorsqu’il le retrouve errant sur les lieux du meurtre. Même sort pour sa femme qu’il délaisse, réduite au rang de présence fantomatique. Une impression particulièrement prégnante lorsqu’un Nick Hume complètement paniqué rentre chez lui afin de fermer toutes les issues, la caméra constamment à ses trousses, occultant toute image de sa femme dont la présence ne sera trahie que par sa voix. Ne réapparaissant qu’au moment où la dernière porte aura été verrouillée. Une scène magistrale, utilisant cette absence comme point de tension paroxystique. Et qui préfigure la perte absolue à venir, le dernier ancrage dans la réalité et l’humanité.

Total western
« Death sentence » est un revenge movie mais peut être également qualifié de western.
La première fois que Nick pénètre sur le territoire du gang, cela coûtera la vie à son fils. Chaque nouvelle incursion le faisant basculer un peu plus dans la folie vengeresse. Histoire de vengeance donc, histoire de familles également mais aussi histoire de territoire à conquérir.
Une fois l’acquittement prononcé, le père meurtri suivra le meurtrier et l’affrontera sur son terrain. Le tuant par accident. Ensuite, se sera au tour du gang de venir en milieu urbain, sur le lieu de travail de Hume avant de pénétrer dans son intimité : sa maison. Pour en finir enfin et venger cet ultime massacre, Nick revêt ses nouveaux oripeaux et s’arme suffisamment avant de partir à leur recherche. Une confrontation finale sur leur territoire et donnant lieu à une scène d’une rare intensité dramatique. Et oui, même un dur peut pleurer.
Finalement, Nick rentre chez lui salement amoché, à l’article de la mort, vautré dans son canapé à regarder le montage vidéo du début. En allant au bout de lui-même, il est devenu un des leurs.

Un film éreintant, ne faisant aucune économie de sentiments et constamment habité par la rage de Wan qui livre ici son film le plus accompli. Et peut être le plus incompris puisque « Death sentence » s’est salement ramassé outre-atlantique.

He's back ! Big John is back !!

Posté le 18.01.2008 par houseofgeeks
Décidemment 2008 commence sous les meilleur auspices ! Cinématographiquement parlant s'entend.
Après une absence de 7 ans (putain 7 ans !) des écrans cinéma (Ghosts of Mars - 2001) et bien que restant actif grâce à la série anthologique des "Masters of horror" (ses épisodes "Cigarette burns" et "Pro-life" sont excellents), le maverick d'Hollywood fait son grand retour !

Je veux bien sûr parler de JOHN CARPENTER ! Honte sur ceux qui n'avaient pas deviné...
Ecrit avant la grève par Jim Agnew et Sean Keller (scénariste du prochain Argento "Giallo", miam, miam), le projet s'intitule "L.A GOTHIC".
5 histoires entremêlées et liées par le combat d'un prêtre contre les forces du mal (zombies, monstres,etc) en plein coeur de Los Angeles !
Cerise sur le sundae, Kurt "Snake Plisken" Russel sera de la fête !!
Bon, c'est pas pour tout de suite, le casting étant à trouver mais rien que le fait de savoir que Big John est de retour aux affaires, franchement, ça fait bien plaisir.

X-FILES 2, c'est parti !

Posté le 18.01.2008 par houseofgeeks
Pour les nostalgiques de cette grande série qui aura fait le bonheur des cinéphiles, sériphiles et autres fantasticophiles durant 7 années (j'ai effacé de ma mémoire les 2 dernières saisons poussives, pour rester poli), Chris Carter remet le couvert !
Les agents spéciaux, désormais fugitifs (cf dernier épisode de la saison 9 ), Scully et Mulder sont de retour. Comme de coutume, peu d'infos.
On sait juste que le film ne sera pas relié à la mythologie conspirationniste. Un "loner" géant ? On peut pas dire que ça commence bien.
Sans doute échaudé par les résultats mitigés du premier film (1998), Carter veut un épisode qui se suffise à lui-même, compréhensible sans connaître 9 saisons et quelques 200 épisodes de continuité.
Sans doute est-ce la meilleure approche, trancher d'entrée plutôt que de reproduire l'erreur de "Fight the future" qui en essayant de ménager la chèvre (la mythologie)) et le chou (les néophytes) n'avait donné au final qu'un épisode plus spectaculaire que la moyenne, peinant à impliquer véritablement le spectateur et le fan.
Dommage qu'il ait choisi la voie la plus accessible. Par respect de ses fans, il aurait pu tenter de rebondir sur les intrigues laissées en plan.
Quand David Lynch s'attela "Fire walk with me", c'était avant tout un cadeau offert aux fans de sa série "twin peaks". Le talent du bonhomme aidant, il engendra un film ouvertement référentiel, revisitant l'univers fascinant de Twin peaks tout en étant "accessible" au clampin moyen.
Wait and see, mais plutôt que de générer une véritable attente autour de ce projet, il risque au final de n'intéresser que les nostalgiques transis.

Anarchy for the masses : DOOMSDAY de Neil Marshall

Posté le 17.01.2008 par houseofgeeks
Le nouveau film de Marshall (the Descent) débarque en juin en France. En attendant dégustez ce trailer qui annonce un film énorme.


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