Créer un nouveau blog :

A propos de ce blog


Nom du blog :
houseofgeeks
Description du blog :
Un regard passionné sur la contre-culture (cinéma, comics,séries), sans concession et avec réflexion
Catégorie :
Blog Cinéma
Date de création :
20.08.2007
Dernière mise à jour :
04.08.2009

RSS

Rubriques

>> Toutes les rubriques <<
· Actualité (6)
· Cinéma (56)
· Comics (5)
· Copinage (4)
· Coup de gueule (4)
· Culte (6)
· DVD (23)
· Ecrivains (2)
· Jap'anime (2)
· LOST (3)
· MATRIX (1)
· News (6)
· NOTE D'INTENTION (1)
· Preview 2008 (22)
· Réalisateurs (1)
· Review (1)
· Série (1)

Navigation

Accueil
Gérer mon blog
Créer un blog
Livre d'or houseofgeeks
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !

Articles les plus lus

· La rage au ventre : DOG BITE DOG
· Did you see the sin ?
· Ne pas déranger : Chambre 1408
· Grosse claque : BUG de William Friedkin
· HALLOWEEN : version salles VS workprint !

· FRONTIERES : Sortie le 23 janvier 2008
· Je suis une légende
· EDEN LOG : re-connexion du film de genre français
· Hollywood en grève : une crise plus profonde qu'il ny paraît
· Seigneur des anneaux et père fondateur de l'Héroïc
· homonyne
· Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme
· Gigantesque Happening
· 300
· Théories

Voir plus
 

Statistiques 152 articles


Derniers commentaires

en cherchant sur google ou sur imdb, peut être ?...
(Voir la suite)
Par Spider Jerusalem, le 22.01.2009


est-ce que vous connaîtriez un site parlant de daniel tovar...
(Voir la suite)
Par Anonyme, le 21.01.2009


l'interprète se nomme daniel tovar....
(Voir la suite)
Par Spider Jerusalem, le 22.11.2008


j'aimerais connaître le nom du jeune homme qui interprète alejandro...
(Voir la suite)
Par de passage, le 22.11.2008


petite visite.lien vers mon blog...
(Voir la suite)
Par rimesoudeprime, le 21.09.2008


le qualificatif concernait essentiellement le dernier opus, la vengeance dans la peau. ce n'est pas tant l'abs...
(Voir la suite)
Par Spider Jerusalem, le 16.09.2008


pas très d'accord avec la remarque sur la trilogie bourne. si le 2ème s'égarait un peu dans les pays de l'e...
(Voir la suite)
Par Funkyphenix, le 16.09.2008


oui, tu apportes une précision de taille quand tu dis "du grand public" car tu touches ici à la diffusion qu...
(Voir la suite)
Par MAYDRICK, le 28.08.2008


johnnie to reste inconnu du grand public. cela m'attriste fortement mais c'est une réalité. certes, ses film...
(Voir la suite)
Par Spider Jerusalem, le 28.08.2008


voilà vraiment un excellent scénario pour ce qui reste, à mon goût, le meilleur de johnny to. quant à dir...
(Voir la suite)
Par MAYDRICK, le 28.08.2008


j'ai regardé ce film, j'ai été dérangé par l'aspect noir et blanc qui peu à peu s'estompe car elle aide ...
(Voir la suite)
Par JSD, le 25.08.2008


c est inspirent lien vers mon blog...
(Voir la suite)
Par kevinlefoudedbz, le 07.08.2008


ce sont bien deux soeurs jumelles séparées à la naissance. ou bien l'une des deux est l'émanation inconsci...
(Voir la suite)
Par Spider Jerusalem, le 24.07.2008


bonjour, j'ai de la difficulté à interpréter le film, es-ce que se sont réellement 2 sœurs ou bien une im...
(Voir la suite)
Par Olivier Lapointe, le 24.07.2008


pas de religion sur ce blog s'iouplaît ! la déclaration des droits de l'homme et du citoyen qui constitue l...
(Voir la suite)
Par Spider Jerusalem, le 10.07.2008


RSS

Recherche
Recherche personnalisée

Blogs et sites préférés

· L'Ouvreuse
· Rafik Djoumi
· VERSUS : Revue cinéphile alternative
· le-cinema
· boosterblog
· Etoile blog
· Annuaire de blogs
· Blog chercheur
· blog chercheur
· Sin'art

Voir plus




Parlez moi de la pluie

Parlez moi de la pluie

Publié le 28/09/2008 à 12:00 par houseofgeeks
Parlez moi de la pluie
On a un peu tendance à l’oublier mais avant d’être de farouches revendicateurs et militants lors des cérémonies des césar (avant, après, on sait pas trop), Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri sont des artistes. Qui s’expriment autant au théâtre qu’au cinéma. Les voilà de retour après leur dernière collaboration, Comme une image, avec Parlez moi de la pluie au sujet prometteur. Agathe Villanova, féministe nouvellement engagée en politique, revient pour dix jours dans la maison de son enfance, dans le sud de la France, aider sa soeur Florence à ranger les affaires de leur mère, décédée il y a un an. Agathe n'aime pas cette région, elle en est partie dès qu'elle a pu. Mais les impératifs de la parité l'ont parachutée ici à l'occasion des prochaines échéances électorales.
Karim, et son ami Michel Ronsard entreprennent de tourner un documentaire sur Agathe Villanova, dans le cadre d'une collection sur "les femmes qui ont réussi".
Seulement voilà, alors que l’on attendait un film qui parviendrait à synthétiser leur vision artistique et politique, on se retrouve avec une œuvre qui ne fait que l’effleurer. Si nous sommes loin du compte, il n’en demeure pas moins que dans ses ambition revues à la baisse, le film du couple à la vie comme à l’écran est une réussite.

Comme chaque film scénarisé et/ou réalisé par le couple Jaoui/Bacri, Parlez moi de la pluie est extrêmement bien écrit, les dialogues merveilleusement interprétés et les acteurs au diapason les uns des autres. Même si le film s’attache plus particulièrement au parcours de trois personnages principaux Jaoui/Bacri/Jamel, tous ont leur importance et contribuent à l’ambiance mélancolique du film.
Comme toujours Jaoui s’attache au caractère intimiste de son histoire ce qui se traduit comme d’habitude par des cadres resserrés (étriqués ?) sur les personnages. Les rares échappées à l’air libre (la montée sur les hauteurs de l’arrière pays) se soldant par des échecs (panne de batterie, moutons parasitant la prise de son). Des personnages avant tout attachés et soumis aux contingences professionnelles et techniques (un documentaire sur Agathe Villanova, femme politique) et qui en oublient d’apprécier le reste.
Les quelques moments hors les murs ne peuvent cependant nous faire oublier que nous sommes en présence de théâtre filmé. Une succession de saynètes et de petits plans séquences soulignant le manque d’ampleur qui semble être le seul horizon formel d’Agnès Jaoui et de beaucoup trop d’œuvres françaises. Et ce n’est pas le genre du film choral qui le requiert. Il n’a qu’ à voir la virtuosité de la mise en scène de Paul T. Anderson avec Magnolia pour s’en convaincre. Cela peut paraître comme du pinaillage – le film fonctionnant très bien ainsi – mais c’est avant tout le symptôme d’un cinéma français incapable de transcender son sujet par sa seule mise en scène.

Malgré tout, le plaisir reste entier dans cette comédie loin d’être légère, Jaoui prenant le risque de n’offrir aucune résolution définitive à ses personnages, comme dans la vie en général. Elle ose même laisser en plan le personnage de Florence, sœur de la politicienne, dont le refus de reprendre sa vie en main s’avère rédhibitoire. Incapable de quitter son mari, elle perdra son amant, qu’elle dit aimer pourtant, et finira sous la pluie dans les bras de la gouvernante d’origine algérienne, Mimouna. Une presque dernière image particulièrement forte puisqu’en retournant près de son mari, c’est Florence qui apparaît la plus soumise quand, dans le même temps, Mimouna aura eu le courage de demander le divorce.
Cependant, le personnage de Mimouna sera pour le moins délaissé, du moins à peine exploité. Un traitement qui marque les limites du cinéma du duo Jaoui/Bacri. De fait, Jaoui oublie quelque peu cette immigrante algérienne débarquée au moment de l’indépendance à l’âge de14 ans dans les bagages de la bourgeoise famille Villanova et depuis lors à son service. La réalisatrice jouant de l’omission pour illustrer une intégration de façade. Si elle est bien traitée par les deux sœurs, il n’en demeure pas moins qu’elle vit recluse dans une bicoque mitoyenne, parmi eux mais à l’écart. Mais on ne fera que le deviner, puisque aucune image ne nous montrera cette localisation spatiale. A l’instar de son personnage, son histoire demeurera à l’arrière plan, ne servant qu’à donner une contenance, une certaine épaisseur aux autres protagonistes gravitant autour d’elle.
Mais ce qui aurait pu passer ailleurs devient ici problématique puisque n’oublions pas que le personnage central est Agathe Villanova, une militante féministe désormais politicienne. Une dimension politique bien trop vite évacuée que ce soit dans le récit, les dialogues ou les images. Une séquence est d’ailleurs emblématique de ce renoncement, de cette tentative avortée de lier la fonction à l’action. Elle intervient lors du visionnage par Michel et Agathe du premier montage des rushes par Karim. En fait, Michel tombe par hasard (il a perdu une fois de plus ses lunettes) sur un montage parallèle de son ami où des images de vidéo super 8 sont montées en parallèle avec des images tournées par les deux équipiers et montrant Agathe toujours aussi directive et dominatrice. Le montage devient même hilarant puisque parasité par des images d’une obscure série B où une femme en cuir fait claquer son fouet. Mais le montage ne se résume pas seulement à révéler la nature profonde de Agathe, il acquiert une dimension revendicatrice lorsqu’à ces images succèdent celles de sa mère, au début de son arrivée en France et maintenant, toujours au service de la famille à des générations d’écart, montage parallèle parasité lui par des images d’archives de la vie en Algérie pendant la guerre. Une séquence coup de poing qui malheureusement au lieu de refonder le récit sera à peine évoqué plus tard au détour d’un échange entre Karim et Agathe. Pire, il ne sera fait référence qu’aux images ayant trait à Agathe.

S’il ne parle pas de politique, alors quel est le véritable sujet du film ? Parlez moi de la pluie, est un film égocentré sur les souffrances, les fêlures psychiques de ses 3 personnages principaux. Agathe/Michel/Karim bénéficiant chacun à leur tour d’une séquence les voyant s’éloigner seul du lieu d’action, montrant la place centrale qu’ils occuperont dans le récit en même temps que leur isolement. Pratiquement la seule idée de mise en scène de tout le film. Mais plus que l’humiliation ordinaire dont serait victime nos protagonistes, et dont le dossier de presse se repend, c’est bien de l’absence de sollicitude dont il est ici question. Un mot qui échappe littéralement à Agathe pour les besoins de mots-croisés.
Parlez moi de la pluie est un film touchant, très drôle, au plus près de ses personnages dont on devine le passé traumatisant sans que celui-ci ne s’impose outrageusement.
Agnès Jaoui reste donc dans un registre connu et qu’elle maîtrise parfaitement, rien à redire. Mais quel dommage que ses velléités d’ouvrir et de donner une profondeur à son intrigue se soient contentées d’illustrer ce que sont bien souvent les discours politiques, de simples effets d’annonce.



--


:: Poster un commentaire ::

Votre commentaire : Obligatoire
Votre nom :
Votre adresse email :
(Non publiée)
Votre centerblog : http://.centerblog.net