Créer un nouveau blog :

A propos de ce blog


Nom du blog :
houseofgeeks
Description du blog :
Un regard passionné sur la contre-culture (cinéma, comics,séries), sans concession et avec réflexion
Catégorie :
Blog Cinéma
Date de création :
20.08.2007
Dernière mise à jour :
04.08.2009

RSS

Rubriques

>> Toutes les rubriques <<
· Actualité (6)
· Cinéma (56)
· Comics (5)
· Copinage (4)
· Coup de gueule (4)
· Culte (6)
· DVD (23)
· Ecrivains (2)
· Jap'anime (2)
· LOST (3)
· MATRIX (1)
· News (6)
· NOTE D'INTENTION (1)
· Preview 2008 (22)
· Réalisateurs (1)
· Review (1)
· Série (1)

Navigation

Accueil
Gérer mon blog
Créer un blog
Livre d'or houseofgeeks
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !

Articles les plus lus

· La rage au ventre : DOG BITE DOG
· Did you see the sin ?
· Ne pas déranger : Chambre 1408
· Grosse claque : BUG de William Friedkin
· HALLOWEEN : version salles VS workprint !

· FRONTIERES : Sortie le 23 janvier 2008
· Je suis une légende
· EDEN LOG : re-connexion du film de genre français
· Hollywood en grève : une crise plus profonde qu'il ny paraît
· Seigneur des anneaux et père fondateur de l'Héroïc
· homonyne
· Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme
· Gigantesque Happening
· 300
· Théories

Voir plus
 

Statistiques 152 articles


Derniers commentaires

en cherchant sur google ou sur imdb, peut être ?...
(Voir la suite)
Par Spider Jerusalem, le 22.01.2009


est-ce que vous connaîtriez un site parlant de daniel tovar...
(Voir la suite)
Par Anonyme, le 21.01.2009


l'interprète se nomme daniel tovar....
(Voir la suite)
Par Spider Jerusalem, le 22.11.2008


j'aimerais connaître le nom du jeune homme qui interprète alejandro...
(Voir la suite)
Par de passage, le 22.11.2008


petite visite.lien vers mon blog...
(Voir la suite)
Par rimesoudeprime, le 21.09.2008


le qualificatif concernait essentiellement le dernier opus, la vengeance dans la peau. ce n'est pas tant l'abs...
(Voir la suite)
Par Spider Jerusalem, le 16.09.2008


pas très d'accord avec la remarque sur la trilogie bourne. si le 2ème s'égarait un peu dans les pays de l'e...
(Voir la suite)
Par Funkyphenix, le 16.09.2008


oui, tu apportes une précision de taille quand tu dis "du grand public" car tu touches ici à la diffusion qu...
(Voir la suite)
Par MAYDRICK, le 28.08.2008


johnnie to reste inconnu du grand public. cela m'attriste fortement mais c'est une réalité. certes, ses film...
(Voir la suite)
Par Spider Jerusalem, le 28.08.2008


voilà vraiment un excellent scénario pour ce qui reste, à mon goût, le meilleur de johnny to. quant à dir...
(Voir la suite)
Par MAYDRICK, le 28.08.2008


j'ai regardé ce film, j'ai été dérangé par l'aspect noir et blanc qui peu à peu s'estompe car elle aide ...
(Voir la suite)
Par JSD, le 25.08.2008


c est inspirent lien vers mon blog...
(Voir la suite)
Par kevinlefoudedbz, le 07.08.2008


ce sont bien deux soeurs jumelles séparées à la naissance. ou bien l'une des deux est l'émanation inconsci...
(Voir la suite)
Par Spider Jerusalem, le 24.07.2008


bonjour, j'ai de la difficulté à interpréter le film, es-ce que se sont réellement 2 sœurs ou bien une im...
(Voir la suite)
Par Olivier Lapointe, le 24.07.2008


pas de religion sur ce blog s'iouplaît ! la déclaration des droits de l'homme et du citoyen qui constitue l...
(Voir la suite)
Par Spider Jerusalem, le 10.07.2008


RSS

Recherche

Blogs et sites préférés

· L'Ouvreuse
· Rafik Djoumi
· VERSUS : Revue cinéphile alternative
· le-cinema
· boosterblog
· Etoile blog
· Annuaire de blogs
· Blog chercheur
· blog chercheur
· Sin'art

Voir plus


EDEN LOG : re-connexion du film de genre français

Publié le 04/01/2008 à 12:00 par houseofgeeks
EDEN LOG : re-connexion du film de genre français
Le cinéma français de genre alors en plein marasme tente de renaître. Pourtant une poignée de réalisateurs (Aja, Bustillo/Maury, Valette, Gans) ont acquis une certaine reconnaissance mais hors de nos frontières. Oeuvrant principalement dans le genre horrifique (« Haute tension », « A l’intérieur », « Maléfique », « Silent Hill ») qui n’a jamais eu les faveurs d’une intelligentsia et diaspora franco-française. Et si Guillaume Canet a trusté les récompenses pour son thriller « Ne le dis à personne », c’est bien plus grâce à l’addition de stars françaises utilisées en contre-emploi plutôt que par ses qualités de réalisation et de narration propres.

Une logique marketing que « Chrysallis » reprend à son compte afin de trouver une fenêtre d’exposition assez large. Porté par l’aura de Dupontel, le film de Julien Leclercq bénéficie d’une photo soignée et de mouvements de caméra inventifs mais le tout s’avère vide de sens, plombé par un scénario qui peine à assumer entièrement la note d’intention initiale, faire une variation du film « Les yeux sans visage » de Franju transposée dans un contexte science-fictionnel. Artistiquement brillant mais désespérément plat émotionnellement. Une curiosité à découvrir car le réalisateur est doué.
« Eden log » évolue quant à lui dans un univers aussi froid et orienté S.F d’anticipation que « Chrysallis » sorti un mois plus tôt. Sauf que « Eden log » s’appuie sur une vision plus pessimiste et primaire de l’homme quand « Chrysallis » dépeignait une société subordonnée aux progrès technologiques high-tech.
Là encore, le film bénéficie de l’aura d’un acteur connu, ici Clovis Cornillac, qui à l’instar de Dupontel, s’est impliqué dans ce projet au budget réduit par conviction et enthousiasme pour l’histoire à raconter.
Dans « Eden log », elle se résume à la quête d’identité de Tolbiac qui parcourt les différents niveaux des bas-fonds de ce futur indéterminé, pour remonter petit à petit à la surface et faire la lumière sur son identité comme sur ce qu’est ce nouvel Eden et ce qu’il implique.
Une fois de plus, la trame scénaristique est de moindre intérêt. Le scénario de Franck Vestiel (également à la réalisation) et de Pierre Bordage (célèbre romancier français oeuvrant dans la S.F ) bat en brèche des classiques de l’anticipation comme « Soleil vert » ou « L’Armée des douze singes ». Là n’est pas l’essentiel pour un film conceptuel et expérimental dépeignant un univers cohérent et immersif dans lequel on est d’emblée dans le vif du sujet puisque le référent du spectateur, Tolbiac, s’avère aussi paumé que lui dans ce monde souterrain. Une désorientation et une confusion majeures comme principal vecteur d’identification. Une implication qui reste fragile puisque subordonnée à un personnage s’exprimant peu ou par grognements, gagné par l’introspection et qui recouvrera in fine la mémoire.

Cependant, l’expérience mérite d’être vécue. D’une part, le monde souterrain ainsi créé est fascinant, d’autre part la réalisation est soignée et maîtrisée car le film parvient à en dire beaucoup avec très peu de dialogues.
Des influences assez bien digérées car si l’on pense inévitablement au « Dernier combat » de Besson, « L’Armée des 12 singes » donc, de Guilliam, l’expressionnisme allemand, où même « Alien » de Ridley Scott et « Predator » de Mc Tiernan (la séquence inaugurale où le perso de Cornillac se réveille couvert de boue, une conscience qui s’éveille d’abord par des râles de douleurs avant d’être bien vite gagné par une dualité homme/bête et où sa survie ne sera rendue possible que par un retour à un comportement bestial), elles ne parasitent jamais le métrage.
De même, s’il utilise des codes narratifs très marqués (le survival, la S.F), le film ne peut se réduire aux genres qu’il investit. Constamment à la lisière, c’est à la fois sa faiblesse comme sa plus grande force. Car s’il peine à entraîner le spectateur dans la logique interne du récit, le film est une remarquable expérience sensitive et sensorielle. Un trip halluciné renforcé par l’ambiance sonore créée par le duo Alex et Willie Cortes (baptisé Sepukku Paradigm), dont la musique et bruits rappellent l’univers post-industriel de Lynch, et des corps à corps rendus confus par une caméra portée.
L’intérêt n’est plus dans la lisibilité des scènes de combats entre Tolbiac et les créatures humanoïdes peuplant les niveaux inférieurs, mais bien dans le rendu du sentiment de confusion (quant à son état et sa quête) qui l’habite. Un procédé également à l’œuvre sur le génial « 28 semaines plus tard » de Juan Carlos Fresnadillo où la totale imprécision des images lors des attaques des zombies instillait un sentiment de peur panique assez bluffant.
Dans « Eden log », le but n’est évidemment pas de faire peur mais bien de générer un climat inquiétant et dépressif. Une ambiance admirablement servie par la tonalité monochromatique d’images de toutes beautés.
Certes, on peut regretter les explications finales assénées avec animation à l’appui (pour ceux qui auraient eu du mal à suivre) qui amoindrissent les ambitions affichées, mais le but est atteint.

Et parvenir, à l’heure actuelle, à fignoler un film de S.F français à l’univers décadent aussi marqué et marquant, et qui invite à une telle exploration des tréfonds de cette société futuriste relevait de la gageure.
Avec un budget réduit, Franck Vestiel signe un film humble, sincère et visuellement grandiose. Allez voir un tel film relève quelque part d’un certain militantisme. Distribué dans à peine 52 salles, on voit bien que le cinéma de genres français a bien du mal a sortir de l’ornière, et ce malgré le succès d’estime (« Nid de guêpes » de Siri) ou public (« Le pacte des loups » de Gans) de certaines prod.
D’autres films vont débarquer ces prochains jours : « Dante 01 » de Marc Caro (le 02/01/08), « Frontières » de Xavier Gens (le 23/01/2008), « Martyrs » de Pascal Laugier (en février ou mars 2008). Mais pour que ces vagues cycliques deviennent sinon une déferlante du moins plus régulière, il faut courir voir ces films.
Et ça commence par allez voir « Eden log ». Ce n’est pas un chef-d’œuvre ou un classique instantané mais vous pouvez être que l’univers ainsi dépeint fera date (et sûrement récupéré).
Alors entre la boursouflure « Hitman » (Gens étant exempt de tout reproche, n’est-ce pas messieurs les exécutifs de la Fox ?) et l’intriguant et envoûtant « Eden log », choisis ton camp camarade !!

La mort d'un idéal

Publié le 04/01/2008 à 12:00 par houseofgeeks
La mort d'un idéal
Mais le contre-coup le plus retentissant de « Civil war » est intervenu dans la série « Captain America ». Mark Millar l’avait annoncé, dans sa mini série « Civil war » il ne tuerait pas l’un des leaders de chaque camp, Iron Man ou Cap. Il a tenu parole, laissant le soin à Ed Brubaker de tuer Steve Rogers dans sa série régulière (n°25, épisode déjà mythique. En France publié dans Marvel Icons n°30) ! Captain America est mort. Le symbole vivant des idéaux portés par les pères fondateurs de l’Amérique.
Comme celle de Superman en son temps (en 1992), la mort de Captain America a eu un retentissement médiatique allant bien au-delà du monde des comics. Les médias généralistes à travers le monde en ont parlé, c’est dire l’ampleur du phénomène. Seulement, ils ont vu dans cette mort une critique de la politique de Bush Jr, rendant Cap représentatif de l’idéologie actuellement à l’œuvre. Et non, il ne fallait pas se leurrer, ils n’ont pas lu « Civil war » et ont une connaissance plus qu’approximative de ce personnage.
Car plus que le pouvoir en place, Cap est le symbole, l’ardent défenseur de principes démocratiques universels. Bien souvent, on réduit ce personnage à un patriote ultime du fait de sa tenue taillée à même le drapeau américain. Mais il ne faut pas oublier que la création de ce personnage dans les années 40 coïncide avec la seconde guerre mondiale et qu’il était donc l’affirmation imagée du combat de principes libertaires contre l’obscurantisme nazi. Un symbole fort et une réponse à la propagande d’un régime fasciste oppressif. Cap est un patriote certes, mais qui illustre plutôt ce qu’en pense Mark Twain : « Le patriotisme consiste à défendre son gouvernement entièrement, mais seulement lorsqu’il le mérite ».
Car Steve Rogers a plusieurs fois renoncé à la défroque étoilée pour rejoindre la clandestinité. Et à chaque fois parce qu’il était en désaccord idéologique avec des mesures liberticides ou inappropriées.
Alors, d’où vient le malentendu ?

Tout d’aord, la relance de la série (volume 4) intervenant après le 11 septembre 2001 a vu le personnage se conformer à l’image interventionniste et revancharde de l’Amérique bushiste, Cap combattant des terroristes islamistes à l’intérieur et hors des Etats-Unis.
Deuxièmement, la version ultimate du super soldat le faisait passer pour un combattant bas du front. Des Ultimates (soit les vengeurs de l’univers ultimate) créés par un certain Mark Millar. Ce qui ne manque pas d’ironie.

Ainsi donc Captain America est mort. Il serait toutefois plus juste de préciser que c’est Steve Rogers qui repose en paix. Tué de la main même de sa petite amie l’agent du S.H .I.E.L.D Sharon Carter, soumise à un lavage de cerveau du nouveau Crâne Rouge.
Une décision risquée puisque le duo Brubaker/Epting a su redonner toutes ses lettres de noblesse à un titre en perte de vitesse et même de repères. Faisant évoluer le personnage dans une ambiance plus sombre, au propre comme au figuré puisque baignant dans un climat conspirationiste superbement mis en images par Steve Epting jouant sur les contrastes et utilisant des tonalités foncées et sombres.
Des images et des couleurs ternes en adéquation avec l’état d’esprit du héros alors en plein doute et limite dépressif.
Revenant aux bases du mythe, le duo d’artistes utilise des personnages clés issus du passé du super patriote dans un contexte contemporain (Crâne Rouge, le général Lurkin, l’Hydra…). Une bonne manière de revisiter et surtout redéfinir ce passé justement, en exposant sous un nouveau jour des évènements jusque là immuables.
Et l’impensable arrive, ils ont osé ramener Bucky à la vie, le side-kick de Cap dans les années 40, censé être définitivement mort.

Pourtant les résurrections, aussi improbables qu’incongrues sont monnaie courante dans les comics (Phoenix/Jean Grey, Iron Man, Spider-Man, Cap America déjà, Captain Marvel tout récemment…) mais la mort de Bucky, tout comme celle de Jason Todd (Robin II) était définitive. Suffisait en fait de trouver une bonne raison.
Il est intéressant de noter que le retour de Bucky suit de près celui de Jason Todd intervenu peu avant. Au-delà de l’évidente opération commerciale de tels évènements, il faut préciser que ces résurrections coïncident avec la résurgence d’un passé jusqu’ici refoulé par Cap et donc Batman. A l’instar du cinéma d’horreur des années 70 utilisant ce genre d’allégorie, les morts se relèvent pour hanter les héros mais acquièrent une fonction hautement symbolique. Bucky, désormais appelé le « Winter soldier » (pour plus de détail voir Captain America volume 5, l’excellent run en cours de Brubaker). Un premier choc censé préparer à la véritable conclusion de « Civil war », la mort de Steve Rogers le rebelle.

Un décès parfaitement négocié par Marvel qui dans la foulée de cet épisode instantanément culte, sort la mini série en 5 épisodes « Fallen son » écrite par un Jeph Loeb récemment endeuillé (son fils de 17 ans est mort des suites d’un cancer). Une histoire qui explore toute la palette de sentiments de différents héros (déni, colère, désespoir…) qui vont devoir s’accommoder tant bien que mal.de la perte de l’homme qui personnifiait leur idéal. Et dans tout le panel super-héroïque, c’est Franck « the punisher » Castle qui est le plu affecté.

Un Cap disparu physiquement mais omniprésent dans les pensées, chacun se mesurant à l’aune des valeurs qu’il véhiculait. Quand dans le même temps Iron Man s’impose physiquement u peu partout.
La mort du héros n’a pourtant pas entraîné la mort éditoriale du titre. Bien au contraire, les ventes explosant depuis sa disparition.
Si j’ai autant insisté sur la mort de l’homme derrière le masque, c’est que justement le costume laissé vacant va être repris (voire perverti ?). Jusqu’à la réapparition de Steve Rogers ? Car la seule chose de sûr dans les comics c’est que les héros sont éternels (Thor vient tout juste de revenir après près de 2 ans d’absence).
A suivre donc dans ce que l’on peut considérer comme la plus grande période créative de la maison d’édition..
L’univers Marvel n’est définitivement plus le même. Captain America est mort, vive Marvel !

CIVIL WAR : The aftermath

Publié le 04/01/2008 à 12:00 par houseofgeeks
CIVIL WAR : The aftermath
Les légalistes ont gagné puisque les rebelles emmenés par Captain America ont capitulé. L’idéalisme et la préservation des libertés individuelles n’auront pas résisté aux dommages collatéraux parmi les civils causés par les combats. Iron Man, garant du tout sécuritaire peut donc mener à bien son véritable projet baptisé l’Initiative. Soit créer des équipes fédérales de super-héros entraînés dans un centre gouvernemental et chargées de la protection du territoire. Une équipe par état. Le tout étant chapeauté par tête de fer désormais directeur du S.H.I.E.L.D.

Une saga qui aura rencontré un certain succès commercial et artistique. Les critiques ne tarissant pas d’éloges à son sujet. Car au-delà d’un crossover de plus impliquant tout le marvelverse, « Civil war » aura permis de soulever des interrogations politiques assez inhabituelles dans le mainstream. De plus, parfaitement gérée éditorialement car la trame principale est regroupée en 7 fascicules et pas besoins de lire tous les titres annexes pour suivre. Cependant, les implications et les répercussions sont telles que la lecture des ¾ des séries liées s’avère indispensable afin de mesurer les enjeux dramatiques de cette histoire.
C’est sans aucun doute la plus grande force de « Civil war », proposer différents points de vues sur un même évènements. Et cela va bien au-delà de l’accroche promotionnelle « Dans quel camp êtes-vous ? ». Le travail accompli par les scénaristes (Millar, Strazinski en tête) est admirable car chaque camp, chaque protagoniste ont chacun de très bonnes raisons. Seule la méthode diffère. Encore que pour gagner la bataille finale, même le plus idéaliste des héros est prêt à se salir (indirectement) les mains. Explorant les coulisses des évènements principaux relatés dans les mini « Civil war » et « Civil war : frontline », Marvel parvient à créer un univers foisonnant, diversifié et parfaitement cohérent.

La fin de cette guerre civile sonnant le glas du retour au status quo traditionnel. La donne a changé et le marvelverse s’en trouve compltement bouleversé.
Avec un Iron Man omniprésent et omnipotent (rappelant clairement un certai Big Brother cher à Orwell…), créant une nouvelle équipe de Vengeurs celle-ci pro-gouvernementale (Mighty avengers), des équipes dans chaque état (Avengers : the initiative) et en relançant d’anciennes (New warriors, New thunderbolts, Omega flight…) on peut difficilement occulter le but lucratif poursuivi par la maison des idées en créeant ces nouvelles séries. Mais là aussi la donne a changé. Car ces nouveaux titres ne sont pas appelés à durer. Il arrivera forcément un jour (plus ou moins lointain certes) où les antagonismes trouveront leur résolution et précipiteront donc ces séries dans les limbes.
Le véritable évènement est d’avoir réussi à porter l’intérêt non plus sur des personnages particuliers ou des équipes artistiques mais bien sur un contexte commun. Elargissant ainsi le champ des possibles, les répercussions et interractions entre séries vont se multiplier et leur intérêt croître. Peu importe que certaines d’entre-elles périclitent, elles seront d’autant plus vite digérées, absorbées. Et des personnages comme des storylines « sacrifiés » pourront ainsi être récupérés ailleurs.
Plus que jamais, les séries à lire et à suivre sont chez Marvel.

Série à suivre de près : les 4 fantastiques

Publié le 30/12/2007 à 12:00 par houseofgeeks
Série à suivre de près : les 4 fantastiques
Attention !

En 2008 outre-atlantique, une nouvelle équipe artistique va présider à la destinée des 4 fantastiques.

Rien moins que le duo responsable de la bombe atomique ULTIMATES volumes I et II. !
Et oui, Mark Millar (déjà responsable récemment de Civil War) et son compère depuis The Authority Brian Hitch reprennent le titre en main !!
Ils ont intérêt à prévoir des délais extensibles vu la lenteur de Hitch pour dessiner. En même temps, plus c'est plus c'est bon. Et vu le talent du bonhomme, on est prêt (moi je le suis en tout cas) à patienter des mois durant, comme lors de la publication des Ultimates.


NUFF' SAID !!!

Complément sur "Je suis une légende"

Publié le 27/12/2007 à 12:00 par houseofgeeks
Comme je l'ai dit dans le post précédent, en occultant le roman d'origine, le film en l'état s'avère une bonne surprise.
Evidemment, marketé pour tous publics (star internationale et fêtes de fin d'année obligent), n'évite pas les poncifs. Mais je le répète, considérant le traitement adopté c'est assez bien fichu et certaines scènes demeurent remarquables.

Ceci étant dit, nous sommes tout de même passé bien prêt d'un pur chef d'oeuvre si le script monumental de Mark Protosevich n'avait pas été dénaturé par les pontes de la warner.

Pour avoir un aperçu du joyau en devenir, voici le lien vers un article de Rafik Djoumi (dont le blog entier est une merveille !) et qui le raconte beaucoup mieux que moi :

http://rafik.blog.toutlecine.com/1499/Je-fus-une-legende/

Une véritable adaptation du génial roman de Matheson reste donc à faire.
Espérons que la prochaine fois ils se baseront sur le scénario de Protosevich.

E je terminerai par l'équation de la mor qui devrait enflammer l'imagination (et provoquer quelques explosions dans les caleçons !) de tout bon cinéphile qui se respecte ! :

Script de Protosevich + Guillermo Del Toro = phantasme ultime

La rage au ventre : DOG BITE DOG

Publié le 27/12/2007 à 12:00 par houseofgeeks
La rage au ventre : DOG BITE DOG
Réputation sulfureuse, succès dans tous les festivals où il a été projetté, « DOG BITE DOG » est enfin distribué en France. Mais en dvd. Encore une fois, la frilosité et l’incapacité des distributeurs français à apprécier une œuvre autrement que par des catégories (polar, horreur, S.F,comédie…) et une grille de lecture bien définies, priveront ce film d’une large distribution. Jetez-vous donc sans attendre sur ce film inclassable et incroyable de radicalité.

Le réalisateur Soi Cheang n’est pas le plus connu des cinéastes de Hong-Kong. Beaucoup moins prolifique qu’un Johnnie TO ou déjanté qu’un Tsui HARK, il peut sans peine briguer à une reconnaissance équivalente. Son précédent film (inédit jusqu’alors et sorti depuis peu, là aussi en dvd) « Love battlefield » étant annonciateur du renouveau opéré dans le cinéma de l’ex-colonie britannique. Fini l’ironie ou les débordements extravagants. Place à la peinture d’une société hong-kongaise en pleine mutation où le sentiment de désespoir le dispute au doute et à la fragilité émotionnelle, le tout rythmé par des affrontements aussi violents que sanglants.
« Dog bite dog » s’affirme donc comme une alternative on ne peut plus radicale et inhabituelle. Mais le taxer de film renouvelant complètement l’industrie locale est cependant exagéré. TO a tout de même livré avec son diptyque sur les triades « Election I et II » (ses meilleurs films) une vision moins ludique mais plus adulte et plus politique de la confrontation d’idéologies antagonistes.
Mais il est vrai que le film de Soi CHEANG étonne par ces sentiment d’urgence et de rage qui l’imprègnent.

Une machine à tuer débarque sur l’île pour exécuter un contrat, tuer une avocate influente. Mais dès la mission remplie, il croise la route de l’inspecteur Waï qui n’aura de cesse de le poursuivre, pour se venger de la mort de son co-équipier en même temps que cette traque sera le moyen pour lui d’exorciser ses sentiments ambivalents (amour/haine) envers son père dans le coma, flic modèle et corrompu.

Le tueur interprété par Edison CHEN (acteur surtout employé dans des rôles exploitant sa belle guele) est un véritable animal. D’ailleurs, il a été élevé dans ce sens. Orphelin cambdogien, il a été recueilli dans une ferme d’élevage bien particulière. En effet, ces enfants sont entraînés et conditionnés à se battre continuellement. Pour se nourrir, pour survivre. Une origine relatée dans le film via les extraits d’un documentaire en noir et blanc, afin de renforcer la réalité et le tragique de la situation. Un véritable chien que l’on nourrit en fonds de cale avec une gamelle et que l’on ne sort que pour tuer. Etonnante référence à « Danny the dog » (de Louis Leterrier) qui prendra ici une toute autre dimension radicale. Ici pas trace d’infantilisme bessonien.
Pas non plus de dimension esthétisante. Les affrontements sont loin d’être des ballets chorégraphiés. Ce sont de véritables combats de rue : sales, des corps à corps brutaux et des mises à mort aussi expéditive que dégueulasses. Une ambiance loin d’être fun mais qui ne se complait pas pour autant dans une violence aussi glauque qu’abrupte. Cheang adoptant toujours la bonne distance pour filmer ces oppositions. Pas de ralentis ostentatoires ou de gros plans gore. Le réalisateur se contente de nous asséner de sacrées claques sans nous plonger le visage au milieu de ces amas de chairs tuméfiées ou explosées.
Et l’option de filmer en grande partie de nuit et dans des ruelles crasseuses ou des quartiers semblant avoir été désertés par tout vie sociale et humaine augmente cette impression de déliquescence, d’abandon de la ville à des meutes enragées. Enorme travail sur la photo (contrastes saisissants, sources d’éclairages naturelles) et la bande son (aboiements et grognements de chiens de plus en plus prégnants).

Mais ce qui défini par dessus tout ce film, au-delà de sa violence, c’est ce jeu des vases communicants entre ce flic psychopathe et ce tueur impassible. Tandis que l’un se déshumanise à force de voir son monde s’écrouler (son père qu’il a lui-même mis dans le coma après lui avoir tiré dessus pour l’arrêter, ses collègues qui se détournent de lui à mesure qu’il devient plus incontrôlable), l’autre se sociabilise au contact d’une jeune fille rencontrée dans un décharge publique. Une évolution inverse qui rendra d’autant plus douloureuse la confrontation finale.
Il est intéressant de noter que la figure patriarcale constitutive de la société hongkongaise (et donc chinoise) est sacrément mise à mal et remise en cause. Le père du flic qui en lieu et place d’un modèle d’intégrité se révèle être un dealer, la jeune fille dont le père abusait sexuellement d’elle et le père adoptif du tueur qui n’est avant tout que le propriétaire du chenil.
Et plutôt qu’un pensum auteurisant sur la propagation de la violence, sa réception, Cheang explore plusieurs pistes sans jamais en privilégier une, affirmant par là-même que les causes sont multiples.
Mais au final, quelque soit la voie choisie, il faut payer le prix d’une existence vouée à (l’auto)destruction. Une séquence finale sans concession et d’une noirceur abyssale.

Un film indispensable qui se révèle une pertinente réflexion sur la propagation de la violence. Contaminante (l’équipier de Waï qui à son tour se met à tabasser un indic) ou héréditaire, voir ce plan final, véritable pavé dans la mare.

Ne pas déranger : Chambre 1408

Publié le 25/12/2007 à 12:00 par houseofgeeks
Ne pas déranger : Chambre 1408


Stephen King, maître de l’horreur littéraire (étiquette forcément réductrice) mais également roi des adaptations foireuses ! Mais une partie du résultat final peut logiquement lui incomber, puisqu’il a toujours préféré les illustrations serviles (le Fléau, ça…) aux visions d’auteurs à part entière (Shinning de Kubrick vertement renié). La volonté de rester fidèle à l’esprit de l’œuvre est d’autant plus ardue que les livres en question sont des pavés impossibles à mettre en images en l’état sans un véritable travail d’adaptation. Frank Darabont est le rare à avoir pu apporter un certain regard neuf et respectueux. Loués à la fois par la critique, les spectateurs et le King lui-même, « les évadés » ou « la ligne verte » demeurent des exceptions (en attendant « the mist »). Ah non, j’oubliais le magnifique « Stand by me » de Rob Reiner.
Afin d’endiguer le flot de déception, l’écrivain s’essaya même à la réalisation mais le catastrophique « Maximum overdrive » (adaptation de sa nouvelle « trucks » parue dans le recueil « danse macabre ») le renvoya à sa véritable place : derrière une machine à écrire !
Alors, le King inadaptable ? Ce n’est pas loin d’être devenu une évidence. Car quelquesoit l’option choisie, les puristes ou les cinéphiles trouveront souvent à redire.
Pourtant, ce n’est pas ce qui va effrayer les producteurs. Ainsi, est lancé l’adaptation d’une nouvelle parue dans le recueil « Tout est fatal », « chambre 1408 ».
Choix curieux car la nouvelle évolue dans un registre inhabituel pour King, dépeindre des visions dantesques proprement délirantes (on s’interroge constamment sur la santé mentale du protagoniste), créer un sentiment d’immersion absolu qui confine parfois à l’abstraction pure et qui lorgne vers Poe et Lovecraft. Bref, loin d’être une histoire classique de maison hantée (ou chambre en l’occurrence) où seules importent les sensations fortes.
Evidemment, le film de Mickael Hafstrom diverge quelque peu des visions extraordinaires que la lecture de la nouvelle pouvait produire. On est également assez éloigné du discours promotionnel qui vendait ce film comme une excroissance au « Shinning » de Kubrick, en investissant cette fois-ci une chambre particulière de l’hôtel Overlock. Entièrement porté par le toujours très bon (ou presque) John Cusak, le film bénéficie également de la présence, la prestance de Samuel L. Jackson (l’acteur le plus cool du monde) mais ici pas très impliqué dans un rôle de bouche-trou.
De réalisation assez classique, le film réserve cependant quelques scènes aptes à sortir le spectateur de sa léthargie. Une ambiance plus déliquescente aurait été plus appropriée mais le réalisateur parvient à désorienter suffisamment le spectateur pour rendre la vision de ce film sinon intéressante du moins agréable à suivre. Malgré tout, Hafstrom ne retrouve le caractère immersif de la nouvelle qu’au détour d’une scène, lorsque Cusak croyant être sorti de ce cauchemar y être replonge aussitôt lorsque le bureau de poste où il se trouvait s’avère un décor que les employés détruisent à coups de masse, révélant les murs et le mobilier de la chambre maudite.
En fait, ce que l’on peut reprocher à ce film est sa perpétuelle indécision. On navigue entre une intrigue classique de maison hantée et un drame psychologique sans que jamais l’un des genres l’emporte. D’accord, cela illustre (plutôt fortuitement) cette histoire de chambre perdue entre deux mondes, mais l’incapacité de Hafstrom à investir pleinement les genres auxquels il s’attaque nuit clairement au rythme. Au final, le spectateur se retrouve seul et hébété comme le personnage de Cusack, ne sachant trop comment définir ce qu’il vient de voir.
Une indécision qui se répercute jusqu’au bout puisque le dvd zone 1 propose une fin alternative estampillée série B quand la fin exploitée en salles est une sorte de « happy-end inquiétant ».
Au final, et même sans se référer à la nouvelle prêtant son intrigue, « Chambre 1408 » ne restera pas dans les annales. Ce n’est pas non plus une purge, loin s’en faut. Mais une fois encore, l’œuvre de King se sera révélée difficilement transposable telle quelle. Le seul problème étant qu’ici le travail d’adaptation aura consisté ici à amoindrir le caractère incongru et délirant du travail de l’écrivain pour donner un résultat accessible à tous publics.
Parions cependant que Eli Roth (le diptyque « Hostel ») saura transcender le matériau original avec l’adaptation du roman apocalyptique « Cellulaire », où un signal transmis via les téléphones cellulaires (portables) transforme leurs possesseurs en zombies !



a href="http://www.seek-blog.com" title="Annuaire de blogs" target="_blank"

Master of horror : Stephen KING

Publié le 22/12/2007 à 12:00 par houseofgeeks
Master of horror : Stephen KING
Parlons un peu du maître de Bangor, le plus connu des natifs du Maine, de cet incroyable écrivain qu'est Stephen King.
D'une part parce que c'est quand même le plus grand conteur au monde - il serait capable de rendre passionnante une après-midi dans un supermarché ! - mais surtout parce qu'à l'instar de Tolkien il a crée un univers cohérent et vraisemblable d'où sont tirés tous ses livres et nouvelles. Et je dis bien tout !

Je vais pas revenir sur Tolkien qui en créant la terre du milieu lui a donné une histoire, des mythes et en a donné un aperçu aux lecteurs via différentes oeuvres.
Et bien King c'est pareil. Là vous doutez de ma santé mentale, j'en suis sûr. Car quel rapport entre "le fléau", "Marche ou crève", "le talisman", "Carrie" ou "Christine" ? La tour sombre, le voilà l'élément qui relie toutes les oeuvres de King.

Le cycle de la tour sombre (rien que le nom évoque l'oeuvre de Tolkien, n'est-ce pas ainsi qu'est surnommée Barad-Dür la tour où réside Sauron ?) n'est pas antérieur à Carrie ou même aux premiers livres de King ("Shinning", "Christine", "Firestarter"...) mais il portait en lui depuis toujours les germes de cette histoire qui conte la fin d'un monde. Ce cycle en 7 volumes spécifiques parle d'un monde imaginaire où l'héroïc fantasy, le western et le fantastique se côtoient naturellement. Mais ce monde est à l'agonie du fait de cette tour sombre qui altère non seulement l'existence de ce monde imaginaire mais également le notre.

En effet, les passages entre les deux mondes existent et nombreuses sont les allées et venues de certains de leurs occupants. Chaque monde ayant une influence sur l'autre. Ainsi, toutes les histoires horrifiques ou fantastique de King peuvent-elles être reliées à l'irruption d'éléments n'ayant aucune explication cartésienne. Et de ce fait, on peut estimer que l'origine de ces évènements irrationnels provienne du monde de la tour sombre.
L'inverse est vrai, le monde réel des récits de King (le monde diégétique donc) a une influence sur l'autre monde comme le montre les deux romans ayant trait au talisman des territoires ("le talisman" et "blackhouse").

Ces deux mondes étant inextricablement liés, le cycle de la tour sombre conte la tentative d'une poignée de héros (pour ne pas dire communauté !) d'atteindre cette fameuse tour pour les sauver de l'anéantissement, rien de moins.

C'est bien joli, vous me direz, mais ce ne sont que spéculations, c'est ça ?

Pourtant il est un funeste personnage qui apparaît aussi bien dans le cycle que dans certains autres romans plus "classiques". Il s'agit de Randall Flagg, celui qui dans "le fléau" essaye de prendre le contrôle de cette terre dévastée à 99 % par un virus. Véritable incarnation du mal absolu, il apparaît également dans le talisman (sous un autre nom), est évoqué dans "Marche ou crève" (un roman de Richard Bachman, pseudo de King à l'époque) comme une silhouette sombre et menaçante, le roman plus ciblé jeunesse "les yeux du dragon" raconte en fait des évènement antérieurs au premier tome du cycle de la tour sombre, et le scénario écrit spécialement pour le téléfilm "la tempête du siècle" raconte les déboires d'une petite ville isolée avec un être aux noirs desseins et aux initiales plus qu'explicites de R.F.
On peut voir qu'il est possible d'établir une chronologie des évènements, même si la tâche est d'autant plus difficile que les parutions des livres en question ne suivent en rien cette chronologie fictionnelle

Autre élément récurrent dans certaines oeuvres, la tour sombre elle-même. Bien qu'elle ne soit pas le véritable enjeu de ces récits, elle apparaît comme une vision (de mauvaise augure) au héros (dans "Insomnies" notamment).
Surtout, se sont les références d'un livre à un autre. En effet, "les tommyknockers" parle d'évènements survenus dans "ça", dans "Cujo" et d'autres. Et il en est de même pour la plupart des autre romans du king qui renvoient à des évènements relatés ailleurs. Ces références installent donc ces histoires dans une certaine logique et cohérence, ce qui a pour effet de rendre tous ces évènements vraissemblables (du point de vue de la réalité de la fiction s'entend).

Mais ce qui forme le dernier lien entre les univers de la tour sombre et des récits de King se sont les références, à l'intérieur du cycle même, aux autres récits.
Et afin d'ancrer un peu plus le tout dans notre réalité même, il est fait référence à des chansons, personnages ou des écrits contemporains.
C'est vraiment un univers unique qu'a crée King car il réussi à lier des oeuvres n'ayant à priori rien en commun. Et de parvenir à façonner un monde qui n'a rien de commun.

Mais la principale inquiétude liée à la résolution de ce cycle concerne Stephen King lui-même. C'est l'oeuvre de toute sa vie et malgré son envie, il éprouve les pires difficultés à écrire les tomes suivants (cela fait bien 6 ans que le 4ème tome est sorti). Non pas qu'il ait du mal à composer son histoire, celle-ci est déjà"écrite" dans sa tête, dans tout son être, mais peut être bien est ce la peur de voir mourir ses personnages une fois toute l'histoire écrite. Comme Tolkien qui s'était toujours refusé à donner un terme définitif à sa terre du milieu.
En somme, peut être la tour sombre n'est elle que la représentation fictive de sa source d'inspiration, le pivot du monde imaginaire où il puise ses histoires et qu'en tournant la dernière page de ce cycle, sa source d'inspiration ne se tarrisse ? On peut interpréter dans ce sens la menace qu'il avait fait peser d'arrêter définitivement l'écriture, il y a quelques mois. Les raisons invoquées était sa lassitude, l'accident qui l'a laissé presque mort et surtout la terrible maladie dégénérative qui est en train de lui coûter la vue.
Mais la véritable raison n'était-elle pas de redouter d'arriver au terme du voyage, au pied de la tour sombre ?


Seigneur des anneaux et père fondateur de l'Héroïc

Publié le 22/12/2007 à 12:00 par houseofgeeks
Seigneur des anneaux et père fondateur de l'Héroïc
A tous les passionnée et amoureux (et même les autres !) de l'univers de Tolkien, existe un bouquin qui analyse les différents motifs du "seigneur des anneaux". Un livre écrit par Vincent Ferré (26 ans au moment de sa publication en 2001) et intitulé " Tolkien : sur les rivages de la terre du milieu".

Très bien fait car il revient au plus près du texte original et agrémente son étude de nombreuses notes liées aux différents écrits ayant trait à la terre du milieu (Le Silmarillion, Tom Bombadil, Bilbo le hobbit) ainsi que des extraits de la correspondance de Tolkien. Ce qui permet de replacer la démarche créatrice de l'auteur dans son contexte et d'en mesurer l'importance et la cohérence.

Ainsi, on peut voir que la volonté de Tolkien était d'éviter toute linéarité du récit et que sa plus grande réussite réside dans le fait de tisser les liens entre les différents morcellements de l'action, créant un enlacement des divers liens narratifs qui, loin de perdre le lecteur malgré la profusion de lieux et de personnages, se répondent et permettent de suivre plusieurs actions simultanées. Le tout sans jamais être confus.

Un livre vraiment passionnant car il met également en exergue la manière dont Tolkien annonce en amont les évènements à venir, par des descriptions, des répétitions ou des situations qui paraissent anodines au premier abord.

Et puis surtout, cela permet d'apprécier encore plus le travail titanesque effectué par l'équipe de Peter Jackson au niveau de l'adaptation. Seul bémol, "le retour du roi" a fait l'impasse du nettoyage de la comté sous domination de Saruman par les hobbits, lors de leur retour.

Parce que cet épisode est important car il montre à l'oeuvre les hobbits qui sont devenus d'authentiques héros. Et il permet d'encadrer, de souligner la quête qui les as vus partir de Fondcombe (lieu où est constitué la communauté) pour atteindre Orodruin (la montagne où est détruit l'anneau).

Si le début de leur quête était placé sous le signe de l'urgence, le retour s'effectue à un rythme plus tranquille. Ce qui renforce la surprise de voir leur comté complètement transformée (industrialisée presque) et devenue une réplique miniature de la désolation régnant en Mordor (pays de Sauron). Ainsi, se rejoue à une échelle plus réduite (en l'occurrence adaptée à la taille des hobbits !) la dernière bataille qui a vu l'anéantissement de Sauron. Avec un pitoyable Sarouman dans le rôle de"l'Ennemi" et la charge des hobbits sur leurs poneys (!) figurant celle des hommes du Rohan sur les champs de Pélennor (lors du siège de Minas Tirith, la cité des rois).

L'oeuvre de Tolkien est vraiment en tous points remarquables car chaque ouvrage détaillant une partie de l'Histoire de ce monde imaginaire (vraiment ?) fait références aux autres et de ce fait accroît la cohérence et la vraisemblance de ces récits.
Ainsi, dans "le seigneur des anneaux" apparaît des personnages rencontrés précédemment dans "Bilbo le hobbit" ou bien sont relatés des évènements intervenus dans "le Silmarillion".
Outre les liens narratifs inhérents à la structure même du "seigneur des anneaux", existent-ils des liens avec les autres livres contant l'existence de la Terre du milieu.
Car on peut vraiment parler d'existence tant l'auteur aura eu à coeur de ne pas mettre un terme à la description de ce monde. Ne plus rien avoir à écrire étant synonyme pour Tolkien que ses personnages étaient morts.

Ainsi malgré toutes les explications, les compléments qu'il a pu apporter à son oeuvre, des blancs restent toujours à combler. Ce n'est pas pour rien que le recueil paru à titre posthume s'intitule "Contes et légendes inachevés". Il continuait d'ailleurs à travailler dessus à un mois de mourir.


Et pour être complètement exhaustif sur la question, voir le lien suivant qui vous ménera vers le blog du spécialiste français de Tolkien, Monsieur Vincent Ferré (auteur de 2 commentaires ici même) :
http://pourtolkien.free.fr/

Des dvd aussi indispensables qu'invisibles : Elect

Publié le 22/12/2007 à 12:00 par houseofgeeks
Des dvd aussi indispensables qu'invisibles : Elect
Avant d'aborder la critique proprement dite du diptyque magistral de Johnnie TO, petit coup de gueule aux distributeurs français qui non content de cantonné ces films à une sortie confidentielle en salles, sabordent purement et simplement leur sortie dvd. Pour pouvoir prendre possession de ces 2 films indispensables, commandez les sur le site ASIA Diffusion.com. Très bon rapport qualité/prix, vitesse dexpédition et films proposés en zone 2 et surtout en V.O.S.T.F (version originale sous-titrée français).
Voilà, ça c'est fait.
Passons aux choses sérieuses.


Sous prétexte de redéfinir le genre du film de triades, Johnnnie TO livre une intéressante et étonnante réflexion sur le pouvoir. Car à l'instar de ses personnages soi-disant attachés aux traditions ancestrales pour les fouler du pied dans la minute suivante, Johnnie TO dynamite l'image de ces chefs de clan plus attachés à préserver leur domination qu'à un sacro-saint code d'honneur.

The milky way
Réalisateur insaisissable, travaillant sur plusieurs films au cours de l'année, sans que l'on puisse jamais connaître sa véritable implication, grâce au studio qu'il a fondé – Milky Way-, Johnnie To peut ainsi donner libre cours à son inspiration. Qu'il soit crédité comme « simple producteur » (bien que s'appropriant la « paternité » visuelle de certaines prod.) ou comme réalisateur (de plus en plus souvent en compagnie de quelqu'un d'autre), il a marqué de son empreinte la production de l'ancienne colonie britannique, parvenant en quelques années a monter une véritable usine à polars fonctionnant sur des codes désormais bien établis. Des oeuvres telles que « Running out of time », « the longest nite », « The mission », « Breaking news » ou « PTU » (liste vraiment loin d'être exhaustive !) permettant d'établir un mode d'emploi de son cinéma.
En plus de la comédie (élément fédérateur au niveau local), To injecte toujours une solide dose de mélodrame à ses polars, ceux-ci pouvant être autant définis par une intrigue policière forte que par les tourments émotionnels de ses personnages. Même si certains de ses films ont une trame minimaliste, ce qui caractérise réellement son cinéma est l'observation de l'évolution d'un petit groupe d'hommes aux méthodes viriles autant que par l’infantilisme affiché par nombre de ses personnages, ceux-ci passant le plus clair de leur temps à « jouer ». Un jeu qui se retrouve bien évidemment dans la mise en scène de TO, virtuose et esthétique au possible.
S'il est une véritable constante, c'est que ce réalisateur atypique alterne les productions rentables afin de financer des projets plus personnels et aboutis.

Le cinéma des triades
Et en matière de film personnel, le diptyque ELECTION 1 et 2 se pose là. Car la plupart des caractéristiques de son style sont ici sinon absentes, du moins en sourdine. Car plus qu'une histoire policière ludique, Johnnie TO aborde le genre des films de triades avec sérieux et intelligence, parvenant à souligner les contradictions de ces triades attachées à des valeurs et rites ancestraux mais seulement en tant qu'héritage culturel à respecter pour la forme et plus du tout comme référentiel et factuel de ces organisations criminelles.
A l'origine, c'est au début de la dynastie Mandchou (XVII ème siècle) que naissent de nombreuses sociétés secrètes afin de lutter contre l'oppression impériale. La plus connue étant la Tiandihui, une association fraternelle qui veille au bien être de ses proches et à l'équilibre social d'un milieu fragile, notamment par l'alimentation d'une caisse commune destinée aux mariages et funérailles de la paysannerie chinoise. Mais les notables villageois dénoncent les dérives mafieuses : extorsion de fond et renvoi des immigrés vers leur terre d'origine (entre 4 planches !) s'ils refusent de cotiser à la caisse commune. Les siècles passent et les activités violentes de Tiandihui s'intensifient, l'organisation changeant de nom pour celui de triades.
De fait, les triades s'intéressent bien vite à l'industrie cinématographique locale et les films les mettant en scène seront rarement critiques. Petit à petit les films se font plus réalistes jusqu'à les présenter de manière extrêmement défavorable. Une dérive qui va faire sombrer l'image des triades dans la caricature. Jusqu'à « The Club » (1981 – Che-Kirk WONG) qui met l'accent sur un traitement plus authentique dans la représentation de leurs activités pour arriver au final à les présenter comme un groupe d'individus versatile et opportuniste qui n'a que faire du code d'honneur quand des intérêts financiers et territoriaux sont en jeu. Ce film a fait l'unanimité aussi bien du côté des triades que des forces de l'ordre.
Puis vint « Le Syndicat du crime » (1986 – John WOO), succès qui fait apparaître les triades sous un jour plus glorieux et iconique que jamais, propulsant Chow Yun-Fat et Andy Lau au sommet et engendrant une flopée de films mythifiant l'image de ces gangsters honorables faisant des triades un symbole de glamour à la limite du fantasme adolescent.
Bien que certains films tentent de renverser la tendance ; comme « School on fire » (Ringo LAM) et « Gangs » (Lawrence Ah-Mon) de 1988, traitant de l'infiltration des triades en milieu scolaire pour trouver de la chair fraîche ; le genre continue à se vulgariser à outrance et tombe progressivement dans la médiocrité et le manque d'inspiration flagrant.

La démocratie du crime
Jusqu'à Johnnie TO. Mais plutôt que de reprendre les codes inhérents au genre pour les ressusciter, il va plus loin en faisant une véritable fresque politique sur l'impossibilité pour Hongkong (et par extension la Chine) de devenir une puissance démocratique à part entière.
Bien sûr, TO nous livre tout de même des grands moments d'action teintés d'humour burlesque (pour s'en convaincre voir une bonne partie du 1er où tout le monde tente de s'emparer du sceptre, symbole de la reconnaissance et de l'autorité du nouvel élu en tant que chef, celui-ci passant de main en main de manière tantôt brutale ou amusante), mais aussi des mises à mort aussi brutales qu’imprévisibles et glauques. Car cette fois-ci les personnages ont des motivations autrement plus sérieuses, la conquête du pouvoir.
Et ce n'est pas un hasard si le diptyque de Johnnie TO encadre la rétrocession de HK à la Chine. L'île étant en plein marasme culturel et politique, la fin de l'occupation britannique les laissant dans l'expectative, au bord du chaos (comme admirablement montré par Tsui HARK dans « The Blade » et « Time and Tide » notamment).
La triade ici considérée a la particularité d’opérer à des élections pour désigner leur représentant, le « délégué ». Un désir démocratique perturbé par le recours à des rites anciens à valeur symbolique certes mais auxquels ils restent très attachés puisque constitutifs de leur organisation. Là se pose la question du poids des traditions dans toute construction politique et la difficulté de s'en affranchir.
Mais surtout, ces élections sont entachées par le clientélisme, les pots de vins et l'influence lorsqu'il s'agit d'acheter les voix décisives. Une digne représentation du système à l’œuvre dans nos démocraties ?
Et si finalement c'est Lok qui est élu, les « oncles » le considérant comme le garant de leurs valeurs, il s'avère in fine aussi avide de pouvoir et impitoyable sinon plus que son concurrent, Big D.
L'attitude de Lok dans sa manière de se débarrasser de ses adversaires renvoie à la façon dont Kinji FUKASAKU dépeignait les yakuzas japonais dans des films aux titres aussi explicites que « Combats sans code d'honneur » ou « Le cimetière de la morale ». Alors que les membres de la triade font tout pour éviter une guerre des gangs en recourant à la conciliation et la concession, finalement le nouvel élu va résoudre le problème à sa façon. Le changement s'opérant de manière brutale, par un effet de montage et non pas par l'image. Après avoir tenté de désamorcer tout conflit les trois quart du métrage, on assiste in fine au retour à des méthodes plus expéditives.
Intéressante est justement la manière dont il tue. Pas d'emphase visuelle ou stylistique, restent les images brutes de mises à mort qui illustrent froidement combien il est long et difficile de tuer une personne.
Ainsi le premier ELECTION voit des méthodes féodales se substituer finalement au jeu démocratique afin qu'un semblant d'unité persiste face à la menace de dissidence brandie par Big D. Le sort peu enviable qui lui est réservé pour conclure le film en dit long sur la prise en compte d'un désir d'émancipation. Bien qu'ici le désir de Big D était principalement motivé par la soif d'exercer lui-même un pouvoir total sur le clan et ses actions.
Le mandat du nouvel élu dure deux ans, soit le temps séparant l'action de ELECTION 1 du deuxième. Cette fois-ci, on se retrouve après la rétrocession et on suit le parcours de Jimmy en rupture de ban qui tente de couper les ponts avec l'organisation en se livrant à des activités commerciales licites. Mais la Chine l'acceptera à la condition qu'il prenne le contrôle de la triade. Ainsi, l'accès au libéralisme économique est – il subordonné à la conservation et au maintien de méthodes barbares. Cet opus voyant l'ascension et la prise de pouvoir de la jeune garde incarnée ici par Jimmy qui supplante la vieille génération (Lok), ne s'embarrassant plus d'un héritage culturel ou d'un code d'honneur devenu désuet lorsque des intérêts économiques entrent en compte.
A HK, le plus fort c’est Johnnie TO
Un diptyque étonnant mais surtout impressionnant de la part de Johnnie TO car abordant frontalement, avec intelligence et virtuosité un sujet difficile, les perspectives d'avenir politique de la Chine, le tout via un genre jusque là moribond et ultra codifié, le film de triades. Car au-delà d'un fort contenu politique, TO renouvelle admirablement le film de mafieux. Ce que n'a pas su faire Scorcese avec le remake sans âme de « Infernal Affairs ».
Et au vu de cette oeuvre, l'émergence d'une conscience politique et d'un pouvoir démocratique semble peu envisageable.
Subsiste peut être un espoir incarné par la génération représentée par le fils de Lok, qui après avoir assisté à l'exécution de la fin du 1er film tentera dans le second de suivre l'exemple paternel en intégrant un gang. Mais alors qu'il choisi de tout abandonner par dégoût, il s'en ira vers un ailleurs (meilleur ?) jamais montré à l'écran.
Le plus terrifiant étant que ce que disent ces films de la société hongkongaise (et par conséquent chinoise) peut être rapporté à la logique capitaliste de l'ultra-libéralisme actuel qui phagocyte peu à peu les prérogatives politiques de nos démocraties.
La loi du plus fort étant érigée en tant que paradigme d'un système capitaliste. Ou quand la prédominance de méthodes et règles archaïques ne peut que porter préjudice à toute construction démocratique.
Première page | <<< | 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 | >>> | Dernière page