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houseofgeeks
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Un regard passionné sur la contre-culture (cinéma, comics,séries), sans concession et avec réflexion
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20.08.2007
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Comics

La mort d'un idéal

Posté le 04.01.2008 par houseofgeeks
Mais le contre-coup le plus retentissant de « Civil war » est intervenu dans la série « Captain America ». Mark Millar l’avait annoncé, dans sa mini série « Civil war » il ne tuerait pas l’un des leaders de chaque camp, Iron Man ou Cap. Il a tenu parole, laissant le soin à Ed Brubaker de tuer Steve Rogers dans sa série régulière (n°25, épisode déjà mythique. En France publié dans Marvel Icons n°30) ! Captain America est mort. Le symbole vivant des idéaux portés par les pères fondateurs de l’Amérique.
Comme celle de Superman en son temps (en 1992), la mort de Captain America a eu un retentissement médiatique allant bien au-delà du monde des comics. Les médias généralistes à travers le monde en ont parlé, c’est dire l’ampleur du phénomène. Seulement, ils ont vu dans cette mort une critique de la politique de Bush Jr, rendant Cap représentatif de l’idéologie actuellement à l’œuvre. Et non, il ne fallait pas se leurrer, ils n’ont pas lu « Civil war » et ont une connaissance plus qu’approximative de ce personnage.
Car plus que le pouvoir en place, Cap est le symbole, l’ardent défenseur de principes démocratiques universels. Bien souvent, on réduit ce personnage à un patriote ultime du fait de sa tenue taillée à même le drapeau américain. Mais il ne faut pas oublier que la création de ce personnage dans les années 40 coïncide avec la seconde guerre mondiale et qu’il était donc l’affirmation imagée du combat de principes libertaires contre l’obscurantisme nazi. Un symbole fort et une réponse à la propagande d’un régime fasciste oppressif. Cap est un patriote certes, mais qui illustre plutôt ce qu’en pense Mark Twain : « Le patriotisme consiste à défendre son gouvernement entièrement, mais seulement lorsqu’il le mérite ».
Car Steve Rogers a plusieurs fois renoncé à la défroque étoilée pour rejoindre la clandestinité. Et à chaque fois parce qu’il était en désaccord idéologique avec des mesures liberticides ou inappropriées.
Alors, d’où vient le malentendu ?

Tout d’aord, la relance de la série (volume 4) intervenant après le 11 septembre 2001 a vu le personnage se conformer à l’image interventionniste et revancharde de l’Amérique bushiste, Cap combattant des terroristes islamistes à l’intérieur et hors des Etats-Unis.
Deuxièmement, la version ultimate du super soldat le faisait passer pour un combattant bas du front. Des Ultimates (soit les vengeurs de l’univers ultimate) créés par un certain Mark Millar. Ce qui ne manque pas d’ironie.

Ainsi donc Captain America est mort. Il serait toutefois plus juste de préciser que c’est Steve Rogers qui repose en paix. Tué de la main même de sa petite amie l’agent du S.H .I.E.L.D Sharon Carter, soumise à un lavage de cerveau du nouveau Crâne Rouge.
Une décision risquée puisque le duo Brubaker/Epting a su redonner toutes ses lettres de noblesse à un titre en perte de vitesse et même de repères. Faisant évoluer le personnage dans une ambiance plus sombre, au propre comme au figuré puisque baignant dans un climat conspirationiste superbement mis en images par Steve Epting jouant sur les contrastes et utilisant des tonalités foncées et sombres.
Des images et des couleurs ternes en adéquation avec l’état d’esprit du héros alors en plein doute et limite dépressif.
Revenant aux bases du mythe, le duo d’artistes utilise des personnages clés issus du passé du super patriote dans un contexte contemporain (Crâne Rouge, le général Lurkin, l’Hydra…). Une bonne manière de revisiter et surtout redéfinir ce passé justement, en exposant sous un nouveau jour des évènements jusque là immuables.
Et l’impensable arrive, ils ont osé ramener Bucky à la vie, le side-kick de Cap dans les années 40, censé être définitivement mort.

Pourtant les résurrections, aussi improbables qu’incongrues sont monnaie courante dans les comics (Phoenix/Jean Grey, Iron Man, Spider-Man, Cap America déjà, Captain Marvel tout récemment…) mais la mort de Bucky, tout comme celle de Jason Todd (Robin II) était définitive. Suffisait en fait de trouver une bonne raison.
Il est intéressant de noter que le retour de Bucky suit de près celui de Jason Todd intervenu peu avant. Au-delà de l’évidente opération commerciale de tels évènements, il faut préciser que ces résurrections coïncident avec la résurgence d’un passé jusqu’ici refoulé par Cap et donc Batman. A l’instar du cinéma d’horreur des années 70 utilisant ce genre d’allégorie, les morts se relèvent pour hanter les héros mais acquièrent une fonction hautement symbolique. Bucky, désormais appelé le « Winter soldier » (pour plus de détail voir Captain America volume 5, l’excellent run en cours de Brubaker). Un premier choc censé préparer à la véritable conclusion de « Civil war », la mort de Steve Rogers le rebelle.

Un décès parfaitement négocié par Marvel qui dans la foulée de cet épisode instantanément culte, sort la mini série en 5 épisodes « Fallen son » écrite par un Jeph Loeb récemment endeuillé (son fils de 17 ans est mort des suites d’un cancer). Une histoire qui explore toute la palette de sentiments de différents héros (déni, colère, désespoir…) qui vont devoir s’accommoder tant bien que mal.de la perte de l’homme qui personnifiait leur idéal. Et dans tout le panel super-héroïque, c’est Franck « the punisher » Castle qui est le plu affecté.

Un Cap disparu physiquement mais omniprésent dans les pensées, chacun se mesurant à l’aune des valeurs qu’il véhiculait. Quand dans le même temps Iron Man s’impose physiquement u peu partout.
La mort du héros n’a pourtant pas entraîné la mort éditoriale du titre. Bien au contraire, les ventes explosant depuis sa disparition.
Si j’ai autant insisté sur la mort de l’homme derrière le masque, c’est que justement le costume laissé vacant va être repris (voire perverti ?). Jusqu’à la réapparition de Steve Rogers ? Car la seule chose de sûr dans les comics c’est que les héros sont éternels (Thor vient tout juste de revenir après près de 2 ans d’absence).
A suivre donc dans ce que l’on peut considérer comme la plus grande période créative de la maison d’édition..
L’univers Marvel n’est définitivement plus le même. Captain America est mort, vive Marvel !

CIVIL WAR : The aftermath

Posté le 04.01.2008 par houseofgeeks
Les légalistes ont gagné puisque les rebelles emmenés par Captain America ont capitulé. L’idéalisme et la préservation des libertés individuelles n’auront pas résisté aux dommages collatéraux parmi les civils causés par les combats. Iron Man, garant du tout sécuritaire peut donc mener à bien son véritable projet baptisé l’Initiative. Soit créer des équipes fédérales de super-héros entraînés dans un centre gouvernemental et chargées de la protection du territoire. Une équipe par état. Le tout étant chapeauté par tête de fer désormais directeur du S.H.I.E.L.D.

Une saga qui aura rencontré un certain succès commercial et artistique. Les critiques ne tarissant pas d’éloges à son sujet. Car au-delà d’un crossover de plus impliquant tout le marvelverse, « Civil war » aura permis de soulever des interrogations politiques assez inhabituelles dans le mainstream. De plus, parfaitement gérée éditorialement car la trame principale est regroupée en 7 fascicules et pas besoins de lire tous les titres annexes pour suivre. Cependant, les implications et les répercussions sont telles que la lecture des ¾ des séries liées s’avère indispensable afin de mesurer les enjeux dramatiques de cette histoire.
C’est sans aucun doute la plus grande force de « Civil war », proposer différents points de vues sur un même évènements. Et cela va bien au-delà de l’accroche promotionnelle « Dans quel camp êtes-vous ? ». Le travail accompli par les scénaristes (Millar, Strazinski en tête) est admirable car chaque camp, chaque protagoniste ont chacun de très bonnes raisons. Seule la méthode diffère. Encore que pour gagner la bataille finale, même le plus idéaliste des héros est prêt à se salir (indirectement) les mains. Explorant les coulisses des évènements principaux relatés dans les mini « Civil war » et « Civil war : frontline », Marvel parvient à créer un univers foisonnant, diversifié et parfaitement cohérent.

La fin de cette guerre civile sonnant le glas du retour au status quo traditionnel. La donne a changé et le marvelverse s’en trouve compltement bouleversé.
Avec un Iron Man omniprésent et omnipotent (rappelant clairement un certai Big Brother cher à Orwell…), créant une nouvelle équipe de Vengeurs celle-ci pro-gouvernementale (Mighty avengers), des équipes dans chaque état (Avengers : the initiative) et en relançant d’anciennes (New warriors, New thunderbolts, Omega flight…) on peut difficilement occulter le but lucratif poursuivi par la maison des idées en créeant ces nouvelles séries. Mais là aussi la donne a changé. Car ces nouveaux titres ne sont pas appelés à durer. Il arrivera forcément un jour (plus ou moins lointain certes) où les antagonismes trouveront leur résolution et précipiteront donc ces séries dans les limbes.
Le véritable évènement est d’avoir réussi à porter l’intérêt non plus sur des personnages particuliers ou des équipes artistiques mais bien sur un contexte commun. Elargissant ainsi le champ des possibles, les répercussions et interractions entre séries vont se multiplier et leur intérêt croître. Peu importe que certaines d’entre-elles périclitent, elles seront d’autant plus vite digérées, absorbées. Et des personnages comme des storylines « sacrifiés » pourront ainsi être récupérés ailleurs.
Plus que jamais, les séries à lire et à suivre sont chez Marvel.

Série à suivre de près : les 4 fantastiques

Posté le 30.12.2007 par houseofgeeks
Attention !

En 2008 outre-atlantique, une nouvelle équipe artistique va présider à la destinée des 4 fantastiques.

Rien moins que le duo responsable de la bombe atomique ULTIMATES volumes I et II. !
Et oui, Mark Millar (déjà responsable récemment de Civil War) et son compère depuis The Authority Brian Hitch reprennent le titre en main !!
Ils ont intérêt à prévoir des délais extensibles vu la lenteur de Hitch pour dessiner. En même temps, plus c'est plus c'est bon. Et vu le talent du bonhomme, on est prêt (moi je le suis en tout cas) à patienter des mois durant, comme lors de la publication des Ultimates.


NUFF' SAID !!!

nouvelle donne : suite

Posté le 03.11.2007 par houseofgeeks
L'étincelle qui met le feu aux poudres vient de l'équipe de seconds couteaux (pour être sympa) des "News Warriors". En mal d'audience, de reconnaissance, L'équipe menée par Speedball s'associe avec une émission de télé-réalité. Malheureusement, lorsqu'ils tentent d'appréhender le vilain Nitro tout dégénère. Avec un nom pareil, pas besoin de vous faire un dessin concernant ses pouvoirs ! En plus, étant shooté à mort par une drogue composé de gênes mutants synthétiques augmentant sa puissance, lorsqu'il explose pour échapper à ses poursuivants, c'est tout le quartier de Stanford qui est balayé. Tuant ainsi des centaines de civils en majorité des enfants. Speedball en réchappe et bien évidemment fait un bouc-émissaire idéal. Pensez, une équipe de jeunes écervelés contrôlant mal leurs pouvoirs, sans aucun sens tactique dont les actions entraînent autant de destruction, c'est du pain béni pour le gouvernement qui peut mettre sur de bons rails sa loi de rescensement des super-héros.
Tandis que Speedball est fait prisonnier, n=bien vite deux camps se dessinent et s'opposent. Les partisans de la loi emmenés par Iron-Man et les résistants dirigés par Cap América.
Spider-man se range auprès de son nouveau mentor, Tony Stark. Par loyauté (celui-ci lui a confectionné un costume-armure et surtout accueilli dans sa tour tante May et sa femme M.J) et aussi par conviction (à grands pouvoirs, grandes responsabilités). Et pour bien montrer sa bonne volonté au monde humain et super-héroïque, sur les conseils de Tony, Spiderman se démasque en pleine conférence de presse, dévoilant à tout le monde qu'il est Peter Parker ! Tout le monde y compris les vilains...Et sa vie déjà pas bien rose vire au cauchemar permanent.
Les deux factions se livrent à une véritable guerre (d'où le titre du cross-over : Civil War), voire même des véritables actes de guérilla urbaine pour les vengeurs secrets de Cap. Les divers affrontements occasionnent de nombreux dégâts matériels mais aussi affectifs. Des équipes se déchirent (l'arc New avengers : la séparation) ainsi que des familles. Et même LA famille. Et oui, les 4 fantastiques sont frappés de plein fouet. D'une part, Johnny Storm se fait agresser par les mêmes gens qui avant Stanford l'adulaient et se retrouve dans le coma. Red prend fait et cause pour Iron Man, la Chose préfère s'exiler à Paris et Jane quitte carrément son mari, persuadé qu'il a tort et surtout meurtri de voir à quel point il s'obstine dans une voie aussi malfaisante, malsaine et fascisante.
Une loi de rescensement qui fait bien entendu écho au "patriot act" instauré par Bush et consorts au lendemain du 11 septembre.
Il faut déplorer également des morts, notamment giant-man, transpercé par la puissance de Thor ! Mais au fait, il était normalement mort celui-là (a peu près au moment de l'arc "les vengeurs : la séparation" Thor et Asgard périssaient sous les coups de Ragnarok). Un dieu du tonnerre ressucité (pas vraiment une surprise chez les super-héros ?) ? Non. Red Richards a commis l'ultime outrage, il a carrément cloné Thor, fabricant un être cybernétique à partir de la dépouille et du marteau de celui-ci !!
Et c'est pas fini.
Cap récupère de nombreux partisans venus de tous horizons, même du camp d'en face et organise la résistance à partir d'anciennes bases secrètes de Nick Fury. Les opérations ainsi menées par leur réussite, font durer le conflit et fragilisent la position de Iron Man. Celui-ci décrétant que tous ceux refusant de se faire ressencer seront pourchassés et emprisonnés !
ça y est, le rubicon vient d'être franchi. Et par qui vont-ils être pourchassés ? D'une part par les héros ayant fait allégeance à la loi et qui se retrouvent désormais à la solde du gouvernement. Et d'autre part, vu l'ampleur prise par le conflit, Tony engage carément les pires vilains de l'univers !
Bon et après, où est-ce qu'on emprisonne tout ce petit monde ? Vous connaissez une prison assez solide pour les contenir tous ? Sur terre, non. Alors Red, le petit génie (du mal ?) de la bande, en construit une immense à l'intérieur de la zone négative (zone interdimensionnelle régie par des lois physiques et temporelles diférentes) !
Et pendant que les héros se fritent entre-eux, c'est le paradis pour le reste des vilains non enrôlés par le gouvernement ! Et là entre en jeu le Punisher. L'occasion pour Marvel de relancer la défunte série "Punisher : War journal". Confiée aux bons soins de Matt Fraction, cette série est enlevée, la violence sèche et les dialogues remarquables. Le punisher rejoint même un temps les rangs de Cap, mais est bien vite viré, ses méthodes un peu trop radicales déplaisant fortement. Mais avant de se faire jeter, il parvient à sauver la mise de notre tisseur de toile adoré qui après une crise de conscience aigüe s'est retourné contre son patron Iron Man.
Pendant ce temps, Speedball toujours emprisonné est soumis à la question (cf les méthodes de l'inquisition) : est-il prêt à reconnaître que tout est de sa faute et à accepter la loi ? Interrogatoires musclés, torture, tentative de meurtre sur sa personne, notre ami est tellement mal en point qu'en réaction son corps génère un nouveau pouvoir intimement lié à la souffrance physique ressentie.
Finalement, au bout du rouleau et ayant dans l'idée d'expier ses fautes, il accepte de signer et devient désormais Penance. Et pour faire pénitence, rien de mieux qu'un nouveau costume genre vierge de Nüremberg (sorte de sarcophage incrusté à l'intèrieur de piques. Vous imaginez le résultat quand on le referme !) avec une pique pour chaque gamin tué qui appuiera sur une zone de douleur. Un résultat impressionant visuellement (cf Civil War 7).
En parallèle, l'heure de l'affrontement final a sonné. L'équipe de Cap s'est introduite dans la prison de la zone négative pour libérer un max d'alliés mais Iron Man et ses acolytes les y attendent. S'en suit une énorme bataille qui bien vite se dérole sur terre après que la Cape ait téléporté tout le monde. Et tandis que cette lutte fratricide génére des destructions massives d'immeubles et une panique générale des citoyens, Cap parvient à prndre le dessus dans son corps à corps avec tête de fer. Tout se résume à ce duel. Et alors que Cap va lui porter le coup de grâce, il prend soudain conscience que son combat certes pour une cause juste l'a aveuglé et l'a obligé à utiliser des méthodes qu'il réprouve habituellement. Pire, au lieu d'aider les gens et leur apporter réconfort, il n'a fait qu'augmenter leur sentiment de peur et de méfiance. Alors, il dépose les armes. Il se rend. A la surprise générale et au grand désespoir de son camp. Le camp légaliste a triomphé mais pas l'idéal de liberté et de justice prôné par les pères fondateurs de la nation américaine et dont Cap était à la fois la personnification et l'agent de propagation. Le captain est emprisonné, les vengeurs secrets se sont terrés et poursuivent leur lutte. Jane et Red se séparent, pour le moment. Mais si elle l'aime toujours elle n'oubliera jamais que l'homme fondamentalement bon et droit qu'elle avait épousé est mort. Du coup Ben Grim et Johnny voit arriver deux nouveaux membres pour les remplacer T'challa dit la Panthère noire et sa femme Ororo Munroe dit "Tornade" des X-men.
In fine, Tony Stark devient le nouveau directeur du SHIELD. Une nouvelle équipe gouvernementale est créée : les thunderbolts, regroupant la pire espèce de tueurs à pouvoirs : Bullseye, Venom, le bouffon,etc....et Penance.
Pour une fois, l'univers Marvel a fait plus que trembler sur ses bases. Il s'est radicalement transformé. On peut remercier toutes les équipes créatives pour leur travail. L'univers Marvel ne sera plus jamais le même. Célèbre assertion accompagnant chaque nouveau crossover ou évènement. Sauf que cette fois-ci, cela vient de se réaliser grâce à une intrigue à forte consonnance politique.
Et encore j'ai oublié de parler de la vendetta de Wolverine parti traquer Nitro, le véritable responsable du massacre initial. Vengeance qui l'embarquera au royaume d'Atlantis et en plein milieu d'une conspiration voyant une entreprise de reconstruction, Damage Control (DC !), utiliser ces batailles homériques pour gagner des marchés (toute ressemblance avec des évènements passés ou présents dans la réalité n'est pas du tout fortuite !!).
La poussière vient à peine de retomber mais il n'est pas encore temps de réfléchir sur les conséquences de tels chambardements. Parce que l'enquête parrallèle menée par les deux journalistes du Bugle Ben Urich et Jessica Jones révèle d'autres aspects de la guerre civile.
Peut être aussi parce que cette guerre a tout dun commencement plutôt qu'un aboutissement. Une sorte d'Initiative....
Peut être que finalement ce conflit devait aboutir à la mort d'un des deux bélligérants principaux. Et le nouvel univers Marvel ainsi défini aurait très bien pu vivre sans Tony Stark.

Nouvelle donne

Posté le 30.08.2007 par houseofgeeks
En ce moment, l'univers MARVEL est secoué par une guerre sans précédent. Oubliez les guerres secrètes sur un monde inconnu, les crossovers aussi indigestes que mortels pour le porte-feuille. Non, cette fois-ci l'heure est grave puisque ce n'est rien de moins qu'une véritable guerre civile à laquelle se livrent les super-héros.
L'évènement CIVIL WAR touche pratiquement tous les titres de l'éditeur, puisque la plupart des séries vont être chamboulées à l'issue (relancées, annulées ou carrément création de nouvelles). Mais bien plus qu'un énorme coup marketing repositionnant Marvel comme l'incontestable numéro 1 dans le paysage du comics mainstream, c'est un moment historique. En effet, les répercussions vont être telles, que l'on parlera d'un avant et un après Civil war.
J'éxagère ? A peine. Certes, j'ai toujours préféré les héros Marvel (sans doute parce que les seuls à bénéficier d'une large distribution dans ma jeunesse : Strange, Spécial Strange, Spidey, Nova,etc...) mais là, ils ont vraiment frappé un grand coup.
Pourtant, on était vacciné après tant d'effets d'annonce précédant la nouvelle saga qui devait changer la vie de nos héros. Après des années dominées par les artistes (soit grosso modo la décennie précédente) au style tape à l'oeil et parfois inter-changeable, les scénaristes reprennent les rênes.
Le changement éditorial s'est opéré depuis la prise de fonction de Joe Quesada en 2000, en tant qu'éditeur en chef (le grand stratéguer ou grand coordinateur si vous préférez). Ayant échappé de peu à la banqueroute, décision est prise de relancer intelligemment la machine. Redonner un peu plus d'envergure et de complexité à des comics qui se lisaient en 5 minutes et surtout respecter l'intelligence des lecteurs en arrêtant de le prendre pour une vache à lait en sollicitant son porte-monnaie via des numéros collectors à cause de couvertures variantes, dorées, argentées en relief, avec un hologramme ou donnant l'heure !
Le changement s'opéra en douceur, la montée en puissance progressive. Outre une nouvelle cohérence, les titres ont gagné en qualité d'écriture. Et on le doit à la politique menée par Quesada de permettre à des auteurs venus de tous horizons (indépendants, créateurs de séries TV, romanciers, concurrence) de donner leur vision de tel personnage ou groupe. Tout en s'appropriant ces personnages, ces auteurs talentueux ont à coeur de proposer de bonnes histoires et reconsolider une continuité mise à mal par des années de grand portnawak (cf la saga du clone pour Spider-Man ou Onslaught pour les x-men et surtout les vengeurs ou 4 fantastiques !).
Cette maudite continuité, le cauchemar de chaque éditeur. Dans un univers partagé comme celui de Marvel (ou même chez d'autres comme DC), vu le nombre de séries et le turnover des équipes artistiques, le respect plus ou moins fidèle de la continuité est primordial afin de garder sa cohérence à ce monde fantasmatique. Cela permet de tisser des liens entre persos de séries différentes, enrichissant par là même leurs relations comme les intrigues.

Ces nouveaux architectes sont nombreux et les noms de Morrison, Bendis, Strazinsky et Millar doivent sonner aux oreilles des fans comme une douce mélodie.
Et afin de tester leurs compétences, on leur a donné la mission de créer un nouvel univers reposant sur les bases classiques. La ligne "Ultimate" était née.
Réinventant les vieilles intrigues et les vieux personnages pour accrocher un public de néophytes, ils ont comblé les attentes des plus fidèles lecteurs par une prise de risque maximale. Ultimate Spider-man se permet le luxe d'étaler l'origine du personnage et le montrer en costume au bout du 6ème numéro !
Cette nouvelle ligne est composé de Ultimate SpiderMan, Ultimate X-Men, Ultimate Fantastic Four et les Ultimates (soit les vengeurs).
De ces quatres séries (gravitent autur quelques mini-séries et annuals), les Ultimates s'avèrent les plus ambitieux scénaristiquement et graphiquement parlant. Certes, les 26 épisodes des deux volumes ont mis 5 ans pour sortir (la faute à un Brian Hitch ayant du mal avec les délais) mais cela valait le coup d'attendre. Conservant une cohérence graphique tout du long, nous sommes d'autant plus impliqué dans l'histoire que l'intrigue est traité de manière "réaliste" et surtout très politisée.
Et ça c'est une vraie nouveauté dans les comics Mainstream.
D'ailleurs Mark Millar s'avère le meilleur scénariste de toute la ligne Ultimate, ayant écrit les meilleurs épisodes des X-Men et des F.F. et surtout crée le classique instantané "Ultimates". Ou quand les vengeurs de cet univers sont à la solde du gouvernement....
Après ce baptème du feu réussi, Quesada leur laisse le champ libre dans l'univers classique qu'ils vont refaçonner à leur image, iconoclaste, décomplexé et respectueux des lecteurs.
Strazinsky (issu de la télé : Babylon 5, Crusade...) redéfini les origines de Spider-Man, Millar s'amuse comme un petit fou à faire de Wolverine l'ennemi public n°1, Grant Morrison (star de chez Vertigo et Dc : Animal Man, the filth mais surtout The Invisibles) accouche des meilleurs épisodes des X-men (rebaptisés pour l'occasion New X-Men) dépassant en terme d'inventivité et de folie le mythique run de Claremont/Byrne, enfin Brian Bendis se charge de redorer le blason de Daredevil mais surtout fais imploser les légendaires vengeurs !
L'équipe de Cap América obligée de se séparer après que la Sorcière Rouge devenue cinglée les ai attaqué.
relayés dans la saga "les vengeurs : la séparation", ces évènements sont l'étincelle qui a amené Marvel à redéfinir complètement son univers.
Une nouvelle équipe de vengeurs prend forme, rassemblant des personnalités aussi hétéroclites que Cap, Iron-Man, Luke Cage, Spider-Man, Wolverine ou Spider-Woman.
Ces nouveaux vengeurs sont très vite confrontés à une évasion en masse de super criminels, des opérations secrètes et nébuleuses du SHIELD (la super police du monde Marvel) et de son chef Nick Fury (obligé de prendre le maquis après le désastre de l'opération "guerre secrète), un traître, un agent double, voire triple.... Des scénarios haletants superbement mis en images.
Et puis vint l'évenemment "House of M". En tentant de guérir sa soeur de la folie, Vif Argent persuada la Sorcière Rouge de changer le monde grâce à son pouvoir sur la réalité et de donner le pouvoir aux mutants et à leur père Magnéto.
Bientôt embarqués dans une nouvelle réalité où les mutants sont adulés et en nombre, la plupart des super-héos voient leurs plus chers désirs exaucés en même temps qu'ils ne se souviennent plus de leur vie antérieure à cette nouvelle réalité. Tout rentrera dans l'ordre après que Wolverine aidé par la petite Layla Miller ait fait retrouvé la mémoire à tout le monde.
Retour à la normale ? Pas vraiment, non. Sous l'égide de Grant Morrison, le nombre de mutants peuplant la terre a explosé, leur évolution étant devenue exponentielle. Retrouvant ses esprits et enfin consciente du mal qu'elle a fait, Wanda (la sorcière rouge) fait disparaître le monde "House of M" mais réduit drastiquement le nombre de mutants en pronoçant le sortilège "No more mutants". Passant de plus de 2 millions à moins de 200 (198).
Saga exceptionnelle puisqu'elle change radicalement le paysage et la vie de nos mutants chéris.
Surtout, c'est le début de la fin du status-quo. "House of M" ayant des répercussions dans les séries mutantes bien sûr, mais les autres également.
Les choses évoluent. Enfin.
Brian Bendis le maître-d'oeuvre jusque là s'avère un formidable conteur, jouant à merveille avec la sacro-sainte continuité, la respectant pour mieux en redéfinir certains aspects et apporter un regard neuf sur des évènements faisant partis de la mémoire collective. Un nouveau point de vue sur des évènements passés matérialisé par la création des "Illumanati" version Marvel. Rien moins que le représentant de chaque caste de héros rassemblés dans un groupe occulte qui s'occupe de régler et prévenir les conflits à leur manière.
Composés de Iron Man, Flèche Noir (Inhumains), Red Richards (Mr Fantastic), le professeur Xavier (les mutants), Namor (les atlantes)et Docteur Strange (maître des arts mystiques), ils décident dans l'ombre de ce qu'ils pensent être le mieux pour la communauté super-héroïque.
Ainsi, cet oeil rétrospectif lancé par Bendis permet d'appréhender différemment des évènements comme la guerre Kree-Skrulls. Ou encore le récent envoi dans l'espace de Hulk par des Illuminati préférant bannir un être considéré comme trop puissant et incontrôlable donc potentiellement dangereux pour le monde.
Comme on peut le voir, même entre eux les héros ne sont pas tendres. Et même chez les Illuminati, un conflit interne les oblige à se séparer. Tony Stark (Iron Man) leur ayant fait part de son souhait de soutenir la nouvelle loi du gouvernement pour rescenser les super-héros afin de prévenir toute catastrophe civile engendrée par les affrontements incessants.
Jugé antidémocratique et inique par certains quand d'autres (Tony et Red) pense que c'est un moindre mal, ce projet de loi fait ses première "victimes".
Mais la séparation des Illuminati n'est que le prémisse d'une situation qui va vite dégénérer.
Si Bendis est un architecte hors-pair, Millar n'est jamais aussi bon que lorsqu'il donne une dimension politique à ses récits.
C'est sous cet angle qu'il écrit le méga évènement Civil War.
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