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Un regard passionné sur la contre-culture (cinéma, comics,séries), sans concession et avec réflexion Catégorie : Blog Cinéma Date de création :
20.08.2007 Dernière mise à jour :
12.07.2008
On reste dans l'univers du "vigilante flick" avec le nouveau film du petit prodige James Wan.
ça s'appelle "Death sentence" et ça va faire mal !
Exit les références au maîtres italiens de l'horreur (Argento, Bava, Fulci), l'obsession pour les poupées et donc la manipulation, les ambiances baroques et les twists (cf "saw" et "dead silence" sorti, enfin, le 21/11/2007)
Non, cette fois-ci on va plonger en plein cauchemar urbain pour suivre la lente et inexorable descente aux enfers d'un père de famille bien tranquille interrété par Kevin Bacon. Acteur sous-estimé et sous utilisé.
Témoin du meurtre brutal de son fils aîné lors du rite d'initiation d'un gang de rue, Nick Hume entreprend d'éliminer lui-même les responsables. Mais ce faisant, il déclenche une réaction en chaîne qui aura des conséquences dramatiques sur les membres de sa famille.
Bien que reprenant un pitch presque semblable aux origines de notre punisher préféré, le traitement du personnage sera aux antipodes. Pas d'iconisation à outrance ou de badass attitude. Nick Hume est en mission. Pas de pitié ou compassion, le responsables y laisseront leur peau. Mais dans l'opération, Hume y laissera peut être son âme.
Si le concept et l'histoire du film tiennent en 3 ignes, c'est véritablement le traitement jusqu'au boutiste et la violence âpre et sans concession qui vont procurer leur lot d'émotions.
Après le déjà bon et intéressant "A vif" avec Jodie Foster, préparez vous à un choc.
On en reparle à sa sorte le 16 janvier 2008
Voilà l'accroche de "Redacted", prochain film de Brian De Palma qui sortira le 20 février 2008.
Redacted : combiner différentes sources et leur faire subir des altérations mineures afin qu'elle paraissent provenir d'un e seule, leur donner une cohérence.
Pitch : Redacted se concentre sur un petit groupe de soldats américains en garnison à un poste de contrôle en Irak. La succession de points de vue différents permet de confronter l'expérience de ces jeunes hommes sous pression, de journalistes et collaborateurs des médias avec celle de la communauté irakienne locale afin de faire la lumière sur les conséquences désastreuses que le conflit actuel et leur rencontre fortuite ont eues sur chacun d'eux.
Retour (en grâce ?) de De Palma à ce qu'il sait faire de mieux : multiplier les points de vue sur un ou plusieurs évènements et donc engendrer une perte de repères du spectateur et lui signifier combien tout ce qu'on lui donne à voir est sujet à caution.
Si pour Godard le cinéma c'est la vérité 24 fois par seconde, pour De Palma le cinéma, c'est le mensonge 24 fois par seconde !
En tous cas, il serait intéressant de le rapprocher d'un autre film de De Palma le bien nommé "Casualties of war" avec Sean Penn et Michael J. Fox. Une analyse croisée des deux oeuvres pourrait s'avérer pertinente tant leur sujet semblent proches.
A creuser peut être au moment de sa sortie
Adaptation d'une nouvelle d'un des maîtres de l'horreur moderne Clive "Hellraiser" Barker, "Midnight meat train" est réalisé par RYhuei Kitamura et sortira en 2008.
Je sais pas exactement mais le plus tôt possible sera le mieux !
Kitamura est un réalisateur complètement déjanté reconnu pour sa capacité à mettre en images des scripts bien barrés, bourrés de combats homériques tout en conservant une forte caractérisation (ou iconisation) de ces personnages. Pensez le mec responsable de ces tueries que sont "Versus", "Azumi" ou encore "Godzilla final wars" dans un film d'horreur pure où règne la tension et la diffusion de la peur, le contraste risque d'être détonnant.
Et au vu de la bande-annonce, il a l'air de s'en être plutôt bien sorti.
L'histoire en deux mots : Un photographe (Bradley Cooper) en pleine tourmente professionnelle est témoin dans le dernier métro de la journée du meurtre sanglant et barbare d'une passagère. Début des ennuis et plongée dans une horreur abyssale. Car rien ne l'a préparé à ce qui l'attend...
D'accord, vu comme ça c'est le pitch de base de n'importe quel horror movie de seconde zone. Mais d'ici la sortie prenez le temps de lire la nouvelle (parue dans un des recueils des "livres de sang") et vous allez être surpris.
Le 20 août 2008 débarque en France la suite de Baman begins intitukée "The Dark Knight". Toujours réalisée par Christopher Nolan et interprétée par Christian Bale.
Et il s'annonce aussi bon que le premier.
Plutôt que de faire une suite aux misérables et pitoyables films de Schumacher ayant salement entâchée la réputation du vigile de Gotham, Batman begins fait table rase du passé et repart sur de nouvelles bases. A savoir, raconter les origines de ce sombre justicier. S'inspirant du comics de Franck Miller que l'on ne présente plus !) "Batman : Year one", ce film a permis d'exposer le talent de Christopher Nolan pour dépeindre des personnages torturés. N'oublions pas que son premier film est le désormais classique "Memento" et que son deuxième proposait une confrontation époustouflante entre Pacino et Robin Williams (dans son meilleur rôle).
Une relecture quasi parfaite si ce n'est les scènes de combat trop confuses. C'est pas la spécialité du bonhomme et on ne lui en tiendra pas trop rigueur tant son récit dense et dramatique a permis de rédéfinir ce personnage mythique.
La suite propose donc un affrontement avec le joker. LE bad guy ultime dans le monde de papier de Batman (et peut être même tous comics confondus). Vilain génial puisque véritable reflet déformant de la psyché pourtant passablement tordue de Batman. Si l'un est plus introverti, l'autre affiche une folie à la fois exhubérante et dangereuse.
Cett relation pour le moins ambigûe est magistralement retranscrite et illustrée dans la meilleure histoire "all time" unissant ces deux personnages, "The killing joke" du génial scribe Alan Moore et non moins fantastique dessinateur Brian Bolland.
D'ailleurs, si le titre de ce nouvel opus se réfère une nouvelle fois à un classique de Franck Miller "Dark knight returns", le look du joker dans le film se rapproche de celui du comics de Moore.
Mais la référence ultime et demeurant inavouée à "Batman begins" et maintenant à "The dark knight" est le film "Batman : dead end".
Quoi, il vous est inconnu ? Vous pensez que c'est une perle estampillée sixties ou encore un incunable trové dans la remise du studio Warner Bres ? Vous n'y êtes pas. C'est tout simplement le titre de l'ahurissant mini-film (je préfère à court-métrage tant la réalisation est à tomber) de Sandy Collora. Artiste complet, concepteur de maquillages et autres effets spéciaux sur certaines prod, sa passion pour l'univers du Dark Knigh l'a amené à réalisé en 2003 ce qui est, il faut bien l'avouer, la référence en matière de mise en scène de l'univers du batman.
Et Christopher Nolan ne s'y est pas trompé. Loin de moi d'accuser Nolan de plagiat ou de d'amoindrir ses talents de conteur hors-pair mais regarder le film de Collora et l'évidence saute aux yeux ! Tout est là, l'ambiance, l'iconisation, la voix sépulcrale....Et je peux même affirmer sans trop m'avancer que le joker de Nolan aura oeu ou prou le même look de dégénéré que celui de Collora.
De toute manière, peu importe les influences du moment que Nolan parvient une fois de plus à redéfinir une histoire archi rebattue où les déviances les plus sombres sont mises à contribution pour la justice quand l'adversaire donne libre cours aux siennes pour le fun...
Allez, maintenant on s'installe confortablement et on déguste le petit film par la durée : 8 mintes) de Sandy Collora !
Attention, le génial Jaume Balaguero (Los sin nombre, Darkness et Fragile) s'associe à Paco Plaza (Les enfants d'abraham) pour nous concocter un putain de film de trouille qui au vu du teaser s'aventure sur les terres de "Blair witch", "28 jours plus tard"et "Ring".
Le pitch :
Angéla est journaliste pour une télévision locale. Accompagnée de son caméraman, elle relate le quotidien de ceux qui travaillent la nuit. Ce soir, elle est dans une caserne de pompiers. La nuit est calme, aucune urgence. Jusqu'au coup de fil d'une vieille dame qui réclame de l'aide, coincée dans son propre appartement alors qu'un incendie s'est déclaré. Le tandem suit les pompiers et découvre en arrivant sur place des voisins très inquiets. D'horribles cris ont été entendus dans l'appartement de la vieille dame. Angéla perçoit la tension des habitants, son reportage devrait enfin sortir de la routine…elle n'imagine pas à quel point !
L'action du film se déroulera en temps réel. Et vu les photos ayant filtrées, il n'est pas interdit d'espérer un hybride zombie-flicks et le jeu vidéo Doom.
Miam, miam, miam !
Pssst, un conseil, regardez le teaser toutes lumières allumées ! Sérieusement.
Takashi Miike, l'homme qui tourne plus vite que son ombre a encore frappé.
Mondialement connu pour ses délires pélicullés (en vrac Audition, Visitor Q, Ichi the killer, triolgie Dead or alive, Gozu, Yokaï Daïsenso...) et pas assez reconnu pour ses réels talents d'auteur à part entière, Miike soffre un hommage au western spaghetti ! Carrément.
Le titre de cette folie douce : Sukiyaki western django.
Sachant que Sukiyaki signifie "fondue japonaise" on peut s'attendre à un film foutraque regorgeant de références en tous genres. Tout un programme.
oh, et un des plus grand geek au monde fait partie du casting. Je parle bien sûr de Quentin tarantino !!
Pas de sortie française prévue. Et vu les états de services du bonhomme cela reste fortement improbable.
Encore que l'aura dont bénéficie Tarantino peut lui ouvrir quelques portes.
Ceci dit, j'espère que son accueil plutôt mitigé à la dernière mostra de Venise, n'aura pas complètement hypothéqué ses chances d'être distribué (sur plus de 10 écrans !).
Décidemment, cette fin d'année et l'année à venir vont être sacrément animées par le cinéma de genre français. Enfin !
Alors que le désespoir guettait quand on a vu l'exode massif de grands réalisateurs vers les états-unis (Aja, Kassowitz, Siri...) on se prend en pleine gueule le choc "A l'intérieur" du magic duo Julien Maury/alexandre Bustillo. En charge du remake de "Hellraiser" de Clive Barker soit dit en passant (excitant non ?).
Et la déferlente commence. Xavier Gens va truster l'actu entre son "Hitman" (malheureusement il fut dépossédé du montage final) et le viscéral "Frontière(s)", Julien Leclercq avec l'intrigant mais froid "Chrysalis", Vestiel arrive le 26 décembre (enfin un bon noël en perspective !) avec "Eden Log", Marc caro nous commencera l'année en fanfare avec "Dante 01"...
Ouf, n'en jetez plus. Reste plus qu'à espérer que ces films rencontrent le succès (et ce malgré les qualités de leurs défauts pour certains) afin de péréniser le mouvement.
A propos de viscéral, le prochain long de Pascal Laugier se pose là. "Martyrs".
Espérons qu'il ne subisse les foudres de la censure. Parce que quand on voit qu'ils punissent d'une interdiction au moins de 18 ans le pourtant assez inofenssif "Saw III", on peut s'attendre au pire.
Mais la résurgence de cette censure étatique n'est pas le propos (du moins pas encore). Pascal Laugier donc, réalisateur de l'excellent et mésestimé "Saint-Ange" avec Virginie Ledoyen, Lou Doillon, Catriona Mac Call. Scénario quelque peu famélique, une caractérisation et une direction d'acteur peut être un peu poussive mais putain quele mise en scène ! Une atmosphère vraiment oppressante, des images léchées, une photo sublime, un questionnement plutôt bien vu sur une maternité refoulée. Hommage aux classiques italiens des seventies comme au livre "le tour d'écrou" de Henry James, "Saint-ange" est une perle à redécouvrir et réhabiliter de toute urgence !
Concernant son dernier bébé, voir le site DVDRama pour un aperçu asez exhaustif des conditions de productions.
Le synopsis :
Début des années 70 en France, on retrouve une fillette qui a été kidnappée quatorze mois auparavant. En convalescence à l'hôpital, elle se lie avec une autre gamine traumatisée. Une nuit, la première est terrorisée par une monstrueuse apparition.
Quinze ans plus tard, on sonne à la porte d'une famille ordinaire. Le père ouvre, se retrouve nez à nez avec la même fillette devenue femme, armée d'un fusil. Elle lui tire dessus...
A part quelques dessins de production et l'affiche (officielle ?) pas de photos circulant sur le web.
Pour cela, se reporter à l'excellent reportage sur le tournage de Christophe Lemaire paru dans le numéro 201 de Mad Movies.
Arrivant en pleine vague de slashers ou toruture-flicks, "Martyrs" risque de pâtir d'un trop plein répulsif. Pourtant, s'il se positionne à priori dans ce créneau, ne vous attendez pas non plus à une démonstration complaisante et gratuite de sévices en tous genres. Si le film ne lésinera pas sur les effets chocs et gore se sera bien évidemment pour à la fois secouer le spectateur et servir l'histoire.
Récit de vengeance, plongée dans une psychée dérangé , questionnement sur une violence constitutive de notre société ?
Peut être un peu tout cela à la fois mais sans doute plus encore.
Derniers mots, effets spéciaux réalisés à même le plateau par le maître en France Benoît LEstang ("Brocéliande", "le pacte des loups"...). Hum, ça fleure bon la réalisation old-school, c'est à dire pas de caméra au poing courant dans tous les sens avec une image misérable. Un esthète on vous dit.
C'est encore loin 2008 ?
Sous ce titre énigmatique se cache une nouvelle perle du cinéma coréen, le maudit "Dragon Wars".
Maudit car le projet a mis 6 ans pour être finalisé, de difficultés de financement en abandon total du projet avant une reprise miraculeuse et une sortie US le 14 septembre dernier.
Co-prod' sud-coréene et américaine, réalisé par Shil Hyang-Rae avec de jeunes acteurs ricains et Robert Foster (l eprêteur sur gage de "Jackie Brown").
Alors qu’il n’est encore qu’un jeune garçon, Ethan apprend qu'il est la réincarnation d'un guerrier légendaire mort il y a plus de 5 siècles en tentant de sauver Narin, sa bien-aimée d'un immense dragon nommé Buraki.
Ethan est alors chargé de retrouver la réincarnation humaine de Narin afin de combattre à nouveau ensemble.
Vingt ans plus tard, Ethan, devenu journaliste, rencontre par hasard la réincarnation de Narin. Au même moment, un immense serpent fait son apparition à Los Angeles. Ensemble ils devront combattre le serpent pour l’empêcher de se transformer en dragon et de semer chaos et désolation...
Bon, soyons clair et franc, rien de révolutionnaire à attendre en termes narratifs et de caractérisation. Mais après tout, là n'est pas l'essentiel. Avec une affiche teaser et un titre pareil, on s'attend à un film catastrophe avec monstre géant détruisant tout sur son passage, méga explosions et effets spéciaux à foison.
De ce côté là, on en a pour son argent.
C'est loin d'être du niveau de "The Host" du coréen Bong Joon-Ho mais c'est tellement bon parfois un bon petit film régressif....
Pas de sortie prévue por la France, va falloir se contenter des rayons imports de vos fournisseurs respectifs.
C'est l'accroche du nouveau film de Neil Marshall "Doomsday".
Non, ce n'est pas par rapport au nom du vilain surpuissant qui a réussi a "tuer" Superman en 1995.
Pas d'adaptation "live" mais une histoire illustrant que le genre post-apocalyptique est définitivement de retour !
Après avoir livré rien moins que l'un des meilleurs films de trouille "all time" avec "the descent", Neil Marshall se lâche et mets carrément tot le royaume-uni en quarantaine !
Doomsday démarre en 2007 lorsque le « Reaper Virus » se répand en Ecosse et tue des centaines de milliers d’habitants. Le gouvernement décide alors d’évacuer les survivants de la zone infectée et construit un gigantesque mur afin d’empêcher toute intrusion ou évasion. Trente ans plus tard, le mur est toujours là et les victimes oubliées mais le virus refait surface… Une équipe menée par le Major Eden Sinclair (Rhona Mitra) est alors envoyée dans la zone infectée afin d’y trouver un éventuel remède à cette terrible maladie.
Cela vous rappelle sûrement mad max 2 et autre 28 jours/mois plus tard. On peut même rajouter comme référence l'excellent film de Rob Bowman "le règne du feu", Escape from New-York ou ncore "les guerriers de la nuit" de Walter Hill.
Clairement sous influence, on peut cependant faire confiance à Marshall pour se jouer des attentes et des références et dynamiter le tout. ce qu'il avait si brillament réussi avec l'histoire plutôt basique de "The Descent"
La fin des temps est prévue pour le printemps 2008. Allez faire un tour sur le site du film et croyez moi, jamais il ne vous aura temps tardé le jour du jugement dernier !...